Littoral : les plages restent désespérément vides, "il faudra absolument reprendre en juin" martèlent les élus

Alors qu'au pays basque espagnol promeneurs et surfers ont retrouvé leurs plages, la frustration monte côté français où l'accès au littoral reste interdit. Au moins jusqu'au 2 juin. Sauf revirement de situation...

La plage océane d'Hourtin toujours interdite, comme toutes les autres en France, en ce dimanche confiné du 3 mai 2020
La plage océane d'Hourtin toujours interdite, comme toutes les autres en France, en ce dimanche confiné du 3 mai 2020 © P.Turpaud/F3Aquitaine

"J'entends ceux qui s'impatientent mais on est obligé de faire respecter l'interdiction car il y a un danger et le covid-19 c'est un virus qu'on ne maîtrise pas donc il faut faire très attention - Jean-Marc Signoret, maire d'Hourtin


Jean-Marc Signoret reconnaît que "sur les étendues de plages comme les nôtres, on ne risque rien à première vue". 

Les plages médocaines s'allongent en effet sur des kilomètres mais "pour y arriver il y a des passages" rappelle l'élu, des passages étroits qu'il faudra réguler pour éviter que des centaines de personnes s'y croisent de trop près.

Les municipalités des nombreuses communes du littoral néo-aquitain ont commencé à réfléchir aux mesures sanitaires qui pourraient permettre une réouverture contrôlée. Certains, comme en Charente-Maritime, pensent à recruter des saisonniers pour faire respecter les gestes barrières avec le sourire.
 
D'autres, au Pays-Basque notamment, aimeraient voir la pratique du surf et de la natation autorisée. Ils réclament un accès permettant juste dans un premier temps de "se baigner et surfer". "L’idée c’est de dire « on ne stationne pas sur la plage, on ne reste pas sur sa serviette et surtout on ne se rassemble pas".
 


Oui mais "on ne peut pas ouvrir que pour les surfers, ce devra être pour tout le monde" temporise Jean-Marc Signoret qui rappelle que pour l'heure, la seule date avancée est celle du 2 juin.
 

Une date évoquée par le gouvernement mais qui reste incertaine.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye explique que l'objectif est d'avoir un déconfinement "prudent et progressif" d'autant qu'il a été observé ces derniers jours "une légère remontée du taux de contagiosité".
  Malgré tout, pour Jean-Marc Signoret, "il faut absolument qu'en juin on puisse reprendre une vie à peu près normale tout en respectant les mesures sanitaires".

"Une marge de manoeuvre doit être laissée aux élus locaux" dit-il. Dans les cités balnéaires, la reprise d'activité des professionnels du tourisme est conditonnée à la réouverture des plages. "La saison est déjà très mal engagée avec les mois d'avril et de mai perdus, il faut que ça reparte".

Le maire de Lacanau est lui beaucoup plus virulent. L'accès aux plages doit être permis dès le 11 mai.

"Tous les collègues du littoral aquitain sont en train de se révolter" assure Laurent Peyrondet, "nous ne sommes pas irresponsables, nous savons quelles mesures mettre en oeuvre".

Il compte ainsi sur l'appui des députés et des sénateurs qui doivent voter le prolongement du projet de loi sur l'état d'urgence sanitaire la semaine prochaine, les 4 et 5 mai.
 
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Les espagnols ont eux réinvesti leurs plages


La frustration est d'autant plus grande sur le littoral aquitain que les voisins espagnols ont pu eux retrouver l'océan hier, samedi 2 mai.
 
L'accès est certes limité mais il est possible pour marcher ou faire du sport. Avec des horaires à respecter en fonction de son âge. 
 

De l'autre côté de la frontière, l'accès aux bars, restaurants et terrasses sera aussi bientôt possible. A partir du 11 mai.

Seule restriction : la capacité d'accueil sera limité à 30% par établissement.

 
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