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A Agen, cinq membres du groupe d'extrême droite radicale Troisième voie seront jugés mercredi

Des membres de Troisième voie et leur chef Serge Ayoub lors d'une manifestation à Paris le 12 mai 2013. / © MIGUEL MEDINA / AFP
Des membres de Troisième voie et leur chef Serge Ayoub lors d'une manifestation à Paris le 12 mai 2013. / © MIGUEL MEDINA / AFP

Ils comparaîtront pour l'agression dimanche de deux personnes, aggravée par un mobile raciste. Trois des auteurs présumés sont en détention provisoire depuis lundi. 

Par Hélène Chauwin avec l'AFP

Les cinq hommes âgés de 22 à 35 ans ont été déférés lundi soir au parquet d'Agen, qui les a renvoyés devant le tribunal correctionnel mercredi après-midi.
Ils y seront jugés pour violences aggravées ayant entraîné une Incapacité Totale de Travail de 30 jours dans le cas d'une victime, de trois jours pour l'autre. Les violences ont été qualifiées d' "aggravées" parce qu'elles ont été commises en réunion, avec usage ou menace d'une arme - un poing américain en l'occurrence - et qu'une des victimes est d'origine maghrébine.

La police avait arrêté aux premières heures de dimanche les cinq hommes et deux femmes. Un peu plus tôt, vers 3h du matin, deux hommes de 25 et 33 ans, qui revenaient d'un festival rock à Agen, s'étaient présentés à la police pour dénoncer leur agression.
Selon une source policière, un échange d'insultes entre les deux groupes, apparemment alcoolisés, a dégénéré en échange de coups. La victime d'origine maghrébine a été particulièrement visée par les agresseurs, qui ont proféré des insultes racistes. C'est cette victime qui a fait l'objet d'une ITT de 30 jours. Les deux femmes du groupe ont été laissées libres. 
Selon la police, les agresseurs sont tous originaires de l'agglomération d'Agen et font partie de la "section locale" de Troisième voie. Les victimes sont également d'Agen.

SOS Racisme a " condamné fermement " l'agression, déplorant dans un communiqué, " l'explosion de la violence raciste ".

Troisième voie avait été montré du doigt début juin, comme étant proche des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) mises en cause après la mort du jeune militant anti-fasciste Clément Méric, à Paris. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a depuis lancé une procédure de dissolution de plusieurs groupes radicaux, dont celui-ci.

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