Nérac : la mère des deux fillettes disparues reste en détention

Naïma B., la mère des deux fillettes disparues depuis décembre 2016 à Nérac, reste en prison. Mise en examen pour homicide, elle avait demandé une remise en liberté après trois ans de détention provisoire, alors que l'instruction est toujours en cours.

La maison de Nérac où vivait Naïma B, aujourd'hui mise en examen pour homicides volontaires et placée en détention provisoire
La maison de Nérac où vivait Naïma B, aujourd'hui mise en examen pour homicides volontaires et placée en détention provisoire © France 3 Aquitaine
La nouvelle est tombée ce mercredi 23 septembre. Naïma B restera en détention provisoire. La chambre de l'instruction a rejeté sa demande de remise en liberté.
La quinquagénaire, placée en détention provisoire en septembre 2017, a demandé à plusieurs reprises une remise en liberté.  Trois ans après être entrée en prison , et après avoir appris que sa détention serait prolongée, la Néracaise avait fait appel de cette décision. Sans succès donc.
Naïma B. est mise en examen pour homicide sur ses deux filles de 11 et 13 ans. Aucun corps n'a jamais été retrouvé.

Disparition ou homicide ?

Les faits remontent au mois de décembre 2016. Les sœurs Inès et Nawal, toutes deux polyhandicapées, quittent leur institut spécialisé médicalisé pour les vacances de Noël. Lorsque les congés prennent fin début janvier, elles ne sont pas de retour dans l'établissement. Ce n'est qu'au printemps que leur disparition est signalée. Et ce n'est qu'en juillet 2017 qu'une instruction judiciaire est ouverte.

Naïma B, qui s'occupait seules de ses deux enfants est la principale suspecte; Ont-elles été tuées par leur mère dépassée par la situation ? Auquel cas, où sont passés les corps ? Naïma B a-t-elle pu, seule, les faire disparaître ? Sont-elles toujours vivantes, comme l'affirme la détenue ?

Selon cette dernière, qui a changé plusieurs fois de version, les deux fillettes ont été confiées à des personnes rencontrées sur un parking en Espagne, où se trouvent au Maroc, pays dont elle est originaire.

Des explications fluctuantes, qui,  selon le parquet, ralentissent l'instruction et de fait, prolongent la durée de la détention. L'avocate de la détenue, Me Sophie Grolleau, dénonce quant à elle un non-respect du "principe du délai raisonnable".
 
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