Octobre rose en Limousin : entre mobilisation et débat

Dès 25 ans, une palpation par un professionnel de santé est recommandée une fois par an (illustration). / © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN
Dès 25 ans, une palpation par un professionnel de santé est recommandée une fois par an (illustration). / © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Octobre rose, c’est un mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. L’enjeu de santé publique est important : en France, 1 femme sur 8 développe un cancer du sein au cours de sa vie. Détecté à un stade précoce, il peut être guéri dans 9 cas sur 10.
 

Par François Clapeau

Un mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein va débuter la semaine prochaine. Cette maladie tue 12 000 personnes par an.


Stands d'information à Limoges

Au CHU de Limoges, la mobilisation débutera le 8 octobre avec des stands installés dans le hall de l’Hôpital Mère Enfant.
Il sera notamment question d’alimentation, de sport et de bien-être.
Le même jour, dans le nouvel hôpital Dupuytren 2, des stands d’information seront consacrés au dépistage et à la mammographie.
 

Vente d’accessoires féminins en Corrèze

En Corrèze, le comité départemental de la Ligue contre le cancer organisera une vente d’accessoires féminins et de petite maroquinerie samedi 19 octobre, salle Jean Ferrat à Malemort.
Ceux qui le souhaitent peuvent dès à présent déposer sacs, porte-monnaie, foulards, ceintures, bijoux fantaisie, lunettes de soleil à l’Espace Ligue, 60 rue François Salviat à Brive. Les sommes récoltées sont dédiées aux soins de support.
 

Marches en Creuse

En Creuse, le 12 octobre, les marcheurs du Pays de Boussac-Bourg organiseront une manifestation au profit de la Ligue contre le Cancer.
Même initiative le dimanche 20 octobre 2019 à Saint Vaury, avec la FDSEA et la MSA.

 

Débat sur la prévention


Il existe en matière de prévention des recommandations officielles très claires disponibles sur le site de l'institut national du cancer.
Dès 25 ans, une palpation par un professionnel de santé est recommandée une fois par an, complétée par une mammographie tous les deux ans dès 50 ans. 


"Surdiagnostique" ?

Mais l'association Formindep, dont est membre le médecin Haut-Viennois Philippe Nicot, dénonce un risque de "surdiagnostique" : "Il est maintenant établi que pour 1 à 6 décès par cancer du sein évités, 19 femmes seront diagnostiquées avec un cancer qui n’aurait jamais menacé leur vie". 

L'association lance une mise en garde : "En termes de mortalité globale, le bénéfice du dépistage n’est pas démontré. En effet, les décès consécutifs aux traitements et aux cancers radio-induits par les mammographies répétées pourraient contrebalancer le faible effet positif du dépistage."


Débat

Un avis que l'Institut du Cancer ne partage pas : "L’Institut national du cancer rappelle que la position de la France est cohérente avec de nombreux pays comme le montre l’étude internationale « Cancer screening recommendations: an international comparison of high income countries ». La balance bénéfices/risques y est jugée positive et la recommandation des pouvoirs publics est en faveur du dépistage du cancer du sein. Seules les bornes d’âge et la fréquence du dépistage varient selon le pays."

Le débat entre scientifique va probablement se poursuivre. En attendant, le taux de dépistage en France n'est que de 50%.

 

 

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