Pourquoi les étudiants médicaux en stage ne touchent pas de prime en Nouvelle-Aquitaine

Interpellée par un syndicat et des collectifs étudiants, la Région Nouvelle-Aquitaine explique pourquoi elle ne compte pas, pour l'instant, allouer de prime à ses étudiants médicaux en stage comme cela est le cas dans d'autres territoires plus affectés par l'épidémie.
Le personnel au chevet d'un patient en réanimation
Le personnel au chevet d'un patient en réanimation © Team rea Saint-André
Faute de pouvoir suivre normalement ses cours d'infirmière en 3e année, Léa s'est portée volontaire au CHU de Limoges.

Depuis début avril, je suis en stage au service cardiologie pour 9 semaines. Je suis encadrée, avec le statut d'étudiante infirmière, payée 50 euros la semaine.


Réquisitionnés ou volontaires, les étudiants médicaux sont nombreux en France à apporter leur contribution pour lutter aux côtés des soignants contre le coronavirus, certains estimant qu'ils n'étaient pas assez considérés, comme l'a relayé le site Franceinfo.

Le porte-parole national du syndicat étudiant UNI Clément Armato explique "avoir été contacté par des étudiants qui sont mobilisés et se demandent pourquoi il n'y avait pas d'égalité de traitement entre les territoires".

En effet, plusieurs Régions comme la Bourgogne ou l'Ile-de-France ont annoncé des revalorisations des indemnisations à hauteur de 1400 euros en moyenne. 

Dans un communiqué envoyé aux rédactions le 14 avril 2020, le syndicat étudiant UNI de Nouvelle-Aquitaine ainsi que le CESI (collectif des étudiants en soins infirmiers) et le CES (collectif des étudiants en santé) interpellent le président Alain Rousset : Où est la Nouvelle-Aquitaine ? A vous de débloquer les fonds nécessaires afin d'ouvrir cette aide pécuniaire en fonction des possibilités de notre région


La situation en Nouvelle-Aquitaine ne nécessite pas de prime

Françoise Jeanson, conseillère régionale en charge de la santé au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine explique : "Nous ne sommes absolument pas dans la même situation que des régions comme le Grand Est ou l'Ile-de-France qui ont un besoin massif de personnel."

Les circonstances étant heureusement très différentes ici, il n'y a donc pas matière à accorder de prime pour l'instant dans notre région, même si nous savons que la situation peut évoluer. Le Président Alain Rousset et le directeur de l'ARS l'ont d'ailleurs écrit dans une lettre aux structures de formation (une centaine d'instituts regroupant 11 000 étudiants) 


Ce que je peux vous dire, ajoute Françoise Jeanson, c'est que nos étudiants se trouvent dans l'une des trois situations suivantes :

 

J'entends bien cet argument, répond Léa, étudiante infirmière, mais malgré tout, on pratique nous aussi des actes soignants, dans un contexte épidémique inédit et stressant, on est masqués et on a tout de même un risque potentiel de tomber sur des patients asymptomatiques. Ce serait bien légitime que nous aussi touchions une prime, car quelque part cela créé une inégalité de traitement entre les étudiants.


Une nouvelle commande d'équipements de protection



Par ailleurs, La Région Nouvelle-Aquitaine indique qu'elle a acté, lors de la séance plénière du vendredi 10 avril 2020, l’achat d’une commande groupée d’équipements de protections individuelles jetables.

Comme pour la commande des masques chirurgicaux et FFP2, cette nouvelle commande de 267 600 surblouses et de 213 500 charlottes est le fruit d’une concertation entre la Région Nouvelle-Aquitaine, 9 groupements hospitaliers de territoire et 11 Conseils départementaux et représente un montant de 1, 3 millions d'euros.


 
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