Bayonne : les bus toujours à l’arrêt après l’agression d’un chauffeur en état de mort cérébrale

Deux jours après la violente agression d’un conducteur, la circulation des bus est toujours très perturbée à Bayonne. Quatre personnes sont toujours entendues par les enquêteurs. Le ministre délégué aux transports est annoncé ce mardi soir à l'atelier Chronoplus.

Les chauffeurs du groupe Keolis ont exercé leur droit de retrait après l’agression de leur collègue.
Les chauffeurs du groupe Keolis ont exercé leur droit de retrait après l’agression de leur collègue. © FTV
La colère et l’indignation ne sont pas retombées à Bayonne. Comme annoncé, les conducteurs de bus du réseau Chronoplus n’ont pas repris le travail. Ce mardi, ils ont à nouveau fait valoir leur droit de retrait après la violente agression subie par l’un des leurs dimanche soir. Les chauffeurs ne comptent pas reprendre le volant avant les obsèques de leur collègue.

Le ministre délégué aux transports est annoncé ce mardi soir à l'atelier Chronoplus

Les salariés du réseau doivent rencontrer ce mardi soir le ministre délégué aux transports du nouveau gouvernement. Jean-Baptiste Djebbari, est attendu à 19h45 à l’atelier Chronoplus.

Philippe Monguillot, 59 ans se trouve toujours en état de mort cérébrale au centre hospitalier de la ville.  Des sanglots dans la voix, son épouse Véronique, a confié sa colère sur les ondes de la radio RTL : "On nous l'a enlevé, on a rien demandé, il a été travailler et il a trouvé la mort. On ne peut pas enlever la vie de quelqu'un pour un ticket de transport". Et sa compagne de préciser : "Quand j'ai vu sa tête, je me suis dis qu'il avait dû souffrir le martyr".

Le syndicat Unsa transport a rendu hommage à Philippe Monguillot sur sa page Facebook

Cinq personnes interpellées


"Mais son cœur tient", indique son collègue et délégué syndical CGT Laurent Weber. "On veut savoir si celui qui a porté le coup à notre collègue est arrêté, on ne peut pas reprendre le travail si on ne sait pas ça", a-t-il confié au quotidien Sud Ouest.

Un homme de 34 ans a été interpellé le jour du drame, quatre autres le lendemain. Ce mardi matin, ces personnes sont toujours entendues au commissariat de police. Leurs gardes à vue ont été prolongées. 

Selon le parquet, une information judiciaire doit être ouverte dans les heures qui viennent. 

Un appel à témoins a été lancé. La police demande à toute personne ayant été témoin de l’agression de contacter le commissariat de Bayonne.

Une marche blanche, est organisée mercredi 8 juillet à 19h30, depuis le lieu du drame.

Le cortège partira de Balichon et se rendra jusqu'à l'hôpital de Bayonne.


 
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