"Cela ne devrait pas exister" : des tags homophobes sur la façade d'un bar du Pays basque

Des tags homophobes ont été retrouvés sur la façade du bar Le Trinquet à Tardets, un lieu où Prefosta organise régulièrement des animations. Cette association de jeunes défend les droits des personnes LGBTQIA+. Un rassemblement est organisé ce lundi 3 juin à 19h pour dénoncer cet acte de vendalisme.

C'est avec humour que l'association a décidé de réagir.  "Quelle surprise !", peut-on lire sur la page Facebook de Prefosta. "Un peintre d'extérieur nous a offert ses services cette nuit ! Dommage, il s'est trompé de couleur : on avait demandé arc-en-ciel". Un post daté du samedi 1er juin, jour où la marche des fiertés était organisée dans bon nombre de villes françaises. 

"C'est un peu répugnant de voir ça aujourd'hui"

Le Trinquet est un lieu régulièrement animé par l'association Prefosta. Elle milite pour les droits des personnes LGBTQIA+.
Anthony Le Roux et Bruno Lagrave de Montrider gèrent l'Hôtel de La Poste depuis deux ans. Ils sont consternés par ce qui est arrivé au Trinquet. "C'est un lieu où tout le monde peut venir, que ce soit hétéro ou gay", explique Anthony Le Roux. "Un lieu où tout le monde peut se rassembler. C'est un peu répugnant de voir ça aujourd'hui. On va aller au rassemblement pour soutenir tout le monde. Je suis gay et notre force, c'est de tous se rassembler pour qu'on existe". L'association a en effet appelé à se rassembler ce lundi 3 juin à 19h pour dénoncer cet acte de vandalisme.

"Ils se démènent au maximum pour organiser des choses à l'intérieur du Pays basque"

"On a participé aux deux animations qu'ils ont faites pour la gay pride", poursuit Bruno Lagrave de Montrider. "J'espère qu'ils arriveront à savoir qui a fait cela. Nous, on est en couple et on espère ne pas avoir ce genre de choses sur notre établissement. 
On compatit pour Prefosta. Ils se démènent au maximum pour organiser des choses qui sont hyper importantes à mes yeux à l'intérieur du Pays basque. Parce qu'il n'y a pas que la côte. Le droit d'expression libre pour tout le monde, cela plaît ou cela ne plaît pas, mais le manifester de cette façon, je trouve que ce n'est pas normal
". 

Il faut laisser les gens libres de faire ce qu'ils veulent.

Patrick

Habitant de Tardets

"C'est inadmissible", s'indigne Patrick, un habitant de Tardets. "Il faut laisser les gens vivre. Cela ne devrait pas exister. Je soutiens cette cause, je serai au rassemblement".

Sentiment d'insécurité

Michaella Clapisson est la représentante des Bask'Elles, la version féminine de Baskos qui milite pour les droits des personnes LGBTQIA+. Tous les ans, elle mène "une enquête rigoureuse". "Et cette année, celle menée sur le Béarn, le Pays basque et le sud Landes, montre clairement un sentiment d'insécurité des personnes qui sont interrogées du fait de ces actes divers et variés d'atteintes aux personnes en fonction de leur orientation de genre, de leur orientation affective, de leur personnalité, de leur personne intime", explique-t-elle. "C'est ce qui est absolument révoltant". Elle participera, elle aussi, au rassemblement prévu ce soir à 19h.  

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