Avec Justine Dupont, la France décroche cinq médailles d'or en stand-up paddle

© Fédération française de surf
© Fédération française de surf

Dimanche 1er décembre, la surfeuse Justine Dupont a décroché le titre de championne du monde de stand-up paddle. Avec cinq médailles d'or, la France se hisse à la première place de la compétition.

Par Julie Chapman

L'année 2019 se termine en beauté pour l'équipe française de stand-up paddle. Au Salvador, pour les 8e championnats du monde ISA (International Surfing Association), l'équipe a raflé cinq médailles d'or, cinq médailles d'argent et trois médailles de bronze. 

Les bleus sont donc devenus pour la première fois champions du monde, ayant été vice-champions en 2016 et 2017. Face à ses deux rivaux, les Etats-Unis et l'Espagne, la France a réussi s'imposer lors de la Sup Race, qui se déroulait du 24 au 27 décembre.
 
 

De l'or


Justine Dupont, vice-championne du monde en Sup (stand-up paddle) Surfing en 2017, la Canaulaise a décroché le titre cette année. Dix jours plus tôt, elle battait le record du monde à Nazaré, en surfant une vague de 20 mètres de haut.
 

La jeune femme de 28 ans a déjà été plusieurs fois vice-championne du monde en surf, longboard et Sup surfing. Après la finale dames, c'est au tour du Finistérien Benoît Carpentier de décrocher la médaille d'or. Titouan Puyo et Julen Marticorena ont aussi ramené l'or dans leurs épreuves respectives.

"Nous avons eu cette année une équipe forte. Les leaders étaient disponibles et ont permis d'entraîner avec eux les autres recrues. Pour cette compétition, il fallait être rameur autant que surfeur", résume Michel Plateau, le directeur technique de la FFS.
 

Jeune filière


Si la Fédération française de surf existe depuis une cinquantaine d'années, sa filière Sup n'a que dix ans. Les athlètes aussi, aujourd'hui dans la vingtaine, sont désormais rodés aux compétitions.

Cette année est celle de la maturité.
Michel Plateau

Pour atteindre le niveau mondial et défier l'Espagne et les Etats-Unis, les deux rivaux de la France, les entraînements ont été durcis. Mais si la technique fait beaucoup, le savoir-faire français est aussi un atout.

"Nous avons la culture marine, et nos compétiteurs maîtrisent des éléments de surf. Cette année, ces compétences nous ont permis de décrocher la première place en prenant et surfant sur les vagues aux moments opportuns", détaille le directeur technique de la FFS.
 
 

Avantage géographique


L'avantage de la France : des côtes océanes majoritairement en Aquitaine et les territoires des outre-mer. "Nous sommes aussi très présents en Normandie et en région Paca. Même s'il y a moins de vagues, les conditions sont propices pour le stand-up paddle de course", explique Michel Plateau.
 

En Nouvelle-Calédonie, d'où est originaire Titouan Puyo, le nombre d'adhérents et le niveau ont grimpé. Une tendance qui semble se développer dans toute l'Europe. "Le paysage du Sup Surfing va indéniablement changer dans les prochaines années", conclut Michel Plateau.
 

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