"Là, on se croirait au printemps" : les stations de ski gardent le moral malgré le manque de neige

Dans les Pyrénées, la station de Gourette en Béarn n'a ouvert que 30% de son domaine skiable ce week-end des 3 et 4 février. La fréquentation reste stable malgré le manque de neige. Les professionnels gardent l'espoir d'une fin de saison plus favorable à leur activité.

Peu de neige, c'est toujours mieux que rien. À Gourette, dans les Pyrénées-Atlantiques, professionnels des sports d'hiver et skieurs préfèrent boire le verre à moitié plein.

Seuls 30% du domaine est ouvert ce week-end de début février. Et les pistes restent bien vertes par endroits.C’est en grande partie de la neige de culture sauf sur la partie haute à 2 000 mètres où on trouve de la neige naturelle”, explique Jean-François Esquerre, directeur de la station.

Le planning des employés du domaine, affectés au damage des pistes, a été réaménagé en conséquence. "Au lieu de travailler toute la nuit, il n’y a qu’une équipe qui travaille le soir de 17 heures à 2 heures du matin", précise Jean-François Esquerre.

Une fréquentation stable

L'absence d'un manteau blanc bien fourni surprend les habitués des lieux. "Ça manque un peu de bonne poudreuse mais on s’y habitue", admet Louis. "Quand j'étais petite, c’était toujours plein de neige", se souvient Alice. "Là, on se croirait au printemps".

Malgré tout, la saison est partie sur de bonnes bases à en croire les chiffres de fréquentation. "On est sur des taux d'annulation très faibles pour l'instant", assure le responsable du domaine.

La semaine, on a plus de 1000 enfants qui viennent tous les jours profiter des cours et des sorties scolaires.

 Jean-François Esquerre

directeur de la station de Gourette

Entre terrasse clairsemée et clientèle nouvelle

Côté commerçants, les avis sont partagés."On a le même chiffre d'affaires que la saison dernière", indique Patrick Barroso, responsable d'un magasin de location de matériel de ski. "La fréquentation était au rendez-vous en janvier, alors qu'en 2023, on avait fermé trois semaines".

Gérant d'un restaurant d'altitude, Charles Vaast constate un changement, comparé aux saisons plus enneigées. "D’habitude, la terrasse ne désemplit pas, les gens font la queue. Là, on voit bien que c’est clairsemé". 

Une clientèle nouvelle a fait son apparition d'après le restaurateur : "Il y a beaucoup de marcheurs. Vendredi, on avait des cyclistes, des motards, des anciens qui ont des difficultés de déplacement".

Tous espèrent des chutes de neige d'ici la fin de saison et à l'approche du début des vacances de février. En cas de fermeture anticipée du domaine skiable, la station se tient prête à proposer des activités alternatives plutôt associées à l'été.