Des policiers sous tension rencontrent Christophe Castaner à Biarritz à l'occasion de leur congrès

400 policiers sont réunis depuis trois jours à Biarritz au Pays basque où se tient le congrés national d'Unité SGP/FO Police, premier syndicat  des forces de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur les a rencontrés alors que la profession fait face à une vague de suicides sans précédent. 
 Le syndicat Unité SGP/FO Police manifeste devant un commissariat de Marseille le 11 octobre 2016 après l'agression de plusieurs policiers.
Le syndicat Unité SGP/FO Police manifeste devant un commissariat de Marseille le 11 octobre 2016 après l'agression de plusieurs policiers. © CLEMENT MAHOUDEAU/ MaxPPP
52 suicides depuis le début de l'année. Un triste record dans la profession. Les policiers sont très sollicités depuis la fin de l'année dernière entre le mouvement des Gilets Jaunes et le sommet international du G7, la situation est tendue. L'usure et la fatigue se font sentir. 
Grégory Joron, secrétaire général Délégué de Unité SGP/FO Police participe au congrès national de son syndicat à Biarritz : 

Il faut un changement de mentalité. Le mal-être est profond. Il y a un manque de reconnaissance, un manque d'écoute. Il faut donner du sens à la mission de policier. Mes collègues sont là parce qu'ils aiment prendre soin des autres. Ils ont juste envie de faire leur boulot comme il faut

 
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Grégory Joron de Unité SGP/FO Police s'exprime sur le mal-être des policiers

Le syndicat majoritaire des policiers rencontrait ce jeudi soir le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner. Les policiers réclament toujours le paiement de leurs heures supplémentaires. 

"On a pas d'acte, pas de calendrier posé" sur ce dossier affirme Grégory Joron : 

Le syndicat défend également un cycle horaire davantage compatible avec une vie de famille, à savoir un week-end de permanence sur deux au lieu de 5 sur 6 comme c'est le cas actuellement.
 
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Grégory Joron revient sur les revendications de son syndicat


"Décriés", les policiers subissent régulièrement "des attaques" et travaillent dans "un milieu hostile". Les propos de Jean-Luc Mélenchon les qualifiant de "barbares" les choquent. Ils espèrent que Christophe Castaner les soutiendra. Grégory Joron espère des excuse de "cet élu du peuple" ou pour le moins "une explication devant ses pairs" de l'Assemblée Nationale. 


Christophe Castaner avait répondu à une partie de leurs interrogations sur les réseaux sociaux.
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