Le recul de l'épidémie Covid-19 se poursuit en Aquitaine : "on peut même parler d’une décrue dans certains départements"

La diminution de la circulation virale se poursuit en Aquitaine et à travers toutes les classes d'âge d'après les dernières données de Santé publique France publiées ce vendredi 27 novembre. 
La diminution de la circulation virale au coronavirus se poursuit en Aquitaine pour la troisième semaine consécutive ( données au 27 novembre 2020 )
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La diminution de la circulation virale au coronavirus se poursuit en Aquitaine pour la troisième semaine consécutive ( données au 27 novembre 2020 ) masques - illustration - © CLH
La trajectoire est la même depuis maintenant trois semaines. "La situation s'améliore favorablement, on peut même parler d’une décrue dans certains départements" a déclaré Hélène Junqua de l'Agence régionale de Santé.
C'est même une forte diminution du taux d'incidence et du taux de positivité qui est observée au cours de la semaine 47, du 16 au 22 novembre.

Les chiffres

La Gironde, la Dordogne et les Landes sont en dessous du seuil de 150 cas positifs pour 100 000  habitants. [ Gironde : 87,9 - Dordogne : 95,5 -  Landes : 136,4 ]
Le Lot-et-Garonne est à 162,9.
Les Pyrénées-Atlantiques ont connu une forte baisse. Le taux s'établit à 168,6. La côte basquese situe en dessous de 90/100 cas positifs pour 100 000 habitants. 
Pau est au-dessus avec 160 cas positifs selon les dernières données ce vendredi 27 novembre de Santé Publique France.

Tous concernés

Cette diminution concerne toutes les tranches d’âge, mais avec des nuances remarque Sophie Larrieu épidémiologiste à Santé Publique France à Bordeaux. "La baisse est moins importante chez les 75 ans et plus." 

Le nombre de passages aux urgences et de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 est également en diminution, conséquence du ralentissement de la circulation virale observé depuis trois semaines.  Avec cette remarque d'Hélène Junqua de l'ARS "Le nombre de décès reste préoccupant. Il y a une fragilité de la population hospitalisée, avec des formes graves qui conduisent à des décès"

Les fêtes en ligne de mire

Si les données évoluent favorablement, les services de l'ARS et Santé publique France rappellent en effet, que "bien qu’elle ait largement diminué, la circulation du virus est toujours active sur l’ensemble du territoire."

Comme la région n’a été que peu touchée lors de la première vague, "l’immunité collective est faible, de l’ordre de 5%." prévient Hélène Junqua de l'ARS.

Le message que je veux faire passer, c’est que nous sommes confrontés à une vague de froid, il ne faut pas baisser la garde et maintenir la vigilance autour des gestes barrière et du dépistage.

Hélène Junqua - Agence régionale de Santé -


A l’approche des fêtes de fin d’année, les situations propices à la transmission virale vont se multiplier. "Si on se relâche, le virus est présent partout donc ca va redémarrer." préfère l'épidémiologiste Sophie Larrieu. 
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