Réforme de la carte judiciaire: “journée blanche” jeudi pour 36 barreaux du grand Sud-Ouest

Les avocats sont appelés à fermer leur cabinet, faire grève des audiences et participer à des rassemblements sur les marches de leur Palais de Justice. / © MaxPPP
Les avocats sont appelés à fermer leur cabinet, faire grève des audiences et participer à des rassemblements sur les marches de leur Palais de Justice. / © MaxPPP

Les 36 barreaux du Grand Sud-Ouest, des Sables-d'Olonne (Vendée) à Montpellier, appellent les avocats à observer jeudi une "journée blanche", sans aucune activité juridictionnelle, pour dénoncer le silence du ministère de la Justice au sujet de la réforme imminente de la carte judiciaire.

Par C.O avec AFP

"Cette journée blanche fait suite à une proposition de la Conférence des Bâtonniers du Grand Sud-Ouest", a dit à l'AFP Me Antoine Paullian, bâtonnier de Pau, où les avocats poursuivent une grève "illimitée" depuis le 28 novembre.


Dénoncer le manque de dialogue et d'informations

Le mouvement organisé jeudi dans le Grand Sud-Ouest concerne les avocats du ressort des cours d'appel d'Agen, de Bordeaux, de Limoges, de Montpellier, de Pau, de Poitiers et de Toulouse, ainsi que le barreau de Mende. Il vise à protester contre le manque de dialogue et d'informations de la Chancellerie sur la proposition de la loi d'orientation et de programmation pour le redressement de la justice adoptée par le Sénat en première lecture le 24 octobre, qui réforme la carte judiciaire.

Cabinets fermés et grève d'audiences

Les avocats sont appelés à fermer leur cabinet, faire grève des audiences et participer à des rassemblements sur les marches de leur Palais de Justice. Une journée comme les autres à Pau, où les avocats sont en grève depuis deux semaines, rejoints ensuite par leurs voisins de Bayonne (qui ont mis fin au mouvement le 8 décembre).
"Nous ne voulons pas faire un cas particulier de la cour d'appel de Pau. Nous avons l'impression d'être un peu seuls au monde. A ma connaissance, nous sommes les seuls à poursuivre une grève illimitée", dit Emmanuèle Legrand-Bogdan, ancienne bâtonnière du barreau de Pau. "La chancellerie nous a expliqué que nous gardions notre cour d'appel. Nous craignons qu'elle soit vidée de certains contentieux", dit l'avocate.
Selon son confrère Jean-François Blanco, "nous voulons un engagement précis de la garde des Sceaux sur la pérennité de notre cour avec toutes ses attributions", ainsi qu'un "engagement de concertation après le dépôt des conclusions sur la carte judiciaire le 15 janvier 2018".

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