Seulement 30% des TGV Atlantique en circulation ce mercredi, 80% à partir de jeudi

Le trafic SNCF reste fortement perturbé ce mercredi. Le mouvement social du centre de maintenance des TGV Atlantique se poursuit. Mais une nette amélioration est prévue pour le long week-end de la Toussaint.

Seulement un train sur trois circulera entre Paris Montparnasse et l'Ouest et le Sud-Ouest de la France ce mercredi.

Les agents du technicentre de Châtillon, qui assurent la maintenance des TGV, maintiennent leur mouvement de grève. 

Amélioration ce week-end


Entre jeudi et dimanche, la direction de la SNCF assure que le trafic sera nettement amélioré avec une moyenne de 8 trains sur 10. Voire plus si le préavis, qui prend fin le 31 octobre, n'est pas prolongé.

Une bonne nouvelle pour tous ceux qui comptent voyager pendant le week-end prolongé de la Toussaint

En ce qui concerne la semaine prochaine, la SNCF ne se risque encore à aucune prévision.

Les jours de grève ne seront pas payés


Le président de la SNCF Guillaume Pepy et le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari ont tous deux exclu tout paiement des jours de grève.

Une revendication réclamée par les 200 grévistes du technicentre de Châtillon.

Pas de versement de prime non plus, comme les 3000 euros demandés par ces mêmes agents.

Pour Jean-Baptiste Djebbari "la demande de prime pour reprendre le travail paraît a minima hors sujet, en tout cas injustifiée" (...) "dans la mesure où le projet de réorganisation qui était demandé a été retiré par la direction régionale". 

"Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l'on paye les jours de grève" a par ailleurs déclaré Guillaume Pépy.

Une grève lancée le 21 octobre


Ce mouvement social est suivi par quelque 200 agents sur les 700 employés dans le centre de maintenance de Châtillon.

Ce site installé dans les Hauts-de-Seine assure la maintenance quotidienne des TGV Atlantique.

Depuis 10 jours les liaisons entre Paris, la Bretagne et le grand Sud-Ouest tournent au ralenti. 

Les grévistes s'élevaient contre la suppression envisagée de douze jours de repos supplémentaires par an prévus en compensation du travail de nuit et de week-end.

Le projet a été retiré mardi dernier mais le point de désaccord actuel concerne le paiement des jours de grève et une revalorisation, soit une prime de 3.000 euros.