Téléphonie et Internet mobile : vers la fin des "zones blanches"

Le gouvernement vient de publier l'arrêté fixant la liste des communes ne disposant pas de réseau mobile et qui devront être couvertes par les opérateurs avant la fin 2016. En Poitou-Charentes, 5 communes sont en "zone blanche"

Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie avec la publication par arrêté d’une liste de 171 communes rurales dépourvues de toute couverture mobile dont les quatre opérateurs mobiles devront couvrir les centres-bourgs en internet mobile d’ici la fin 2016. Cette liste vient s’ajouter aux 67 communes qui avaient été identifiées précédemment. Ce sont ainsi 238 communes qui vont pouvoir bénéficier d’un accès au mobile.
Deux urgences se dégagent de cet arrêté :

Première urgence : "amener l'accès à la téléphonie et à l'internet mobile dans l'ensemble des communes rurales qui ne disposent à ce jour d'aucun service". 
Deuxième urgence : "équiper en internet mobile (3G ou 4G) plus de 2.200 communes rurales qui n'ont aujourd'hui accès qu'au seul service de téléphonie (2G)". Cela au plus tard d'ici la mi-2017.

5 communes en zone blanche en Poitou-Charentes :
Dans notre région, 5 communes ont été identifiées : Verdille et Yviers en Charente, Lorigné et Melleran dans les Deux-Sèvres et Saint-Romain dans la Vienne.
A Saint-Romain par exemple, certaines infirmières du secteur sont même équipées de téléphones satellites.Depuis 2012, la municipalité dispose d'un accord de principe de la part de l'opérateur SFR pour installer une antenne, le permis de construire est signé, mais sous prétexte des déboires financiers de l'opérateur, les travaux n'ont toujours pas commencé, comme l'explique Jean Cardin, maire de la commune :

Normalement les travaux devraient commencer en fin d'année, mais avec un gros point d'interrogation parce que ça traîne vraiment en longueur.




Saint-Romain fait partie de la liste des 238 communes françaises pour lesquelles l'Etat va contraindre les opérateurs à couvrir en 3G les centres-bourgs d'ici fin 2016. De quoi réduire, un peu, la fracture numérique.

Le reportage de Tanguy Scoazec et Stéphane Bourin