Trélissac-OM : la revente de billet d'une rencontre sportive est-elle autorisée ?

Les places pour le 32e de finale de coupe de France entre Trélissac et l'Olympique de Marseille sont partis comme des petits pains, faisant de nombreux déçus. Du côté des chanceux, certains détenteurs de billet ont évoqué l'idée de les revendre. Mais cette pratique est-elle autorisée ?

Un billet pour un match de foot, une place de concert ou de spectacles, qui n'a jamais entendu une connaissance ou vu passer une annonce qui souhaitait revendre une ou plusieurs places ?

La revente de billet est une pratique qui existe depuis longtemps. Et les places pour le 32e de finale de coupe de France de football entre le club de Trélissac et l'Olympique de Marseille, qui aura lieu le 5 janvier prochain à Beaublanc, n'y ont pas échappé. Plusieurs détenteurs de billets ont même déjà commencé à chercher des supporters intéressés.

Un des acheteurs s'étant procuré un billet pour la rencontre de coupe de France lors de la vente organisée au Leclerc de Limoges vendredi, nous a avoué de lui-même, dès l'obtention de sa place, qu'il comptait revendre directement cette dernière plus cher que son prix de vente. L'objectif étant bien évidemment de gonfler son portefeuille. Un autre détenteur de billet a lui choisi de mettre en vente le sien sur le site leboncoin pour la somme de 60 euros. Soit, minimum, 20 euros de plus que la vraie valeur (les prix officiels étant 20, 35 et 40 euros). Contacté, ce vendeur anonyme n'a pas souhaité répondre à nos questions. L'annonce encore disponible ce dimanche  matin a disparu dans l'après-midi
© Capture d'écran / Leboncoin

 

Que dit la loi ?

C'est une démarche plutôt séduisante pour renflouer le compte en banque, surtout en cette période de fêtes de fin d'année, mais que dit la loi à ce sujet ? Et bien, la loi est formelle : selon l'article 313-6-2 de la loi du 12 mars 2012, il est interdit de "vendre, d'offrir à la vente [...] des titres d'accès à une manifestation sportive, culturelle ou commerciale ou à un spectacle vivant, de manière habituelle et sans l'autorisation du producteur, de l'organisateur ou du propriétaire des droits d'exploitation de cette manifestation ou de ce spectacle".

De plus, si l'on reste concentré sur les évènements sportifs, sur certains billets il est explicitement indiqué qu'ils ne peuvent pas être revendus. La loi française autorise cependant la revente de billets tant qu'elle reste occasionnelle et que le prix de revente reste égal ou inférieur à celui de l'achat réalisé à une billetterie officielle. Le revendeur n'a donc pas le droit de tirer des bénéfices de cette transaction.

Dans le cas contraire, le particulier est dans l'illégalité. Il risque dans ce cas d'être "puni de 15 000 € d'amende. Cette peine est portée à 30 000 € d'amende en cas de récidive."

 
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