Vallée d'Aspe : pourquoi trois maires ne se représenteront pas aux municipales 2020

Dans cette vallée si chère à Jean Lassale (maire de Lourdios-Ichère depuis 40 ans) , on a du caractère. C'est ce qu'il faut pour être maire dit-on mais certains, avec chacun leurs raisons, ont choisi de jeter l'éponge et ne se représenteront pas pour ces municipales 2020.

© France 3 Pau Sud Aquitaine

En Vallée d'Aspe, sur 13 villages, quatre maires actuels ne se représenteront pas. Nous en avons rencontré trois.
Des hommes et femmes de terrain, dans la fleur de l'âge, qui ne se refusent pas aux débats mais qui estiment, pour diverses raisons, qu'il faut passer la main.

Ces petites communes, entre 60 et 150 habitants, sont parfois confrontées à de gros enjeux, des lobbies, des sensibilités et quelques polémiques.

Ces villages ont eu affaire à la problématique de l'ours, des estives, du train et la restauration de la ligne Pau-Canfranc, du tunnel du Somport, mais aussi des routes (N134) avec le passage de camions aux chargements éventuellement dangereux... Et leurs maires n'ont même pas forcément le même avis sur chacune d'entre elles !

Aussi, comme dans beaucoup de communes rurales et montagneuses, elles font aussi face à une baisse et un vieillissement de leurs populations.

Pourtant, ce ne sont pas ces raisons qui les ont poussés, pour ces municipales de 2020, à ne pas se représenter.

Cette-Eygun (69 habitants)

© Google Maps


Pour Jean Gastou, le maire de Cette-Eygun, c'est la lassitude. Avec ce deuxième mandat, il a parfois eu l'impression d'être toujours tout seul, notamment face à l'administration. 

Il arrive un moment où il y a une certaine usure. On essaie de trouver la faute et qui est en première ligne, c'est le maire. 
Jean Gastou

Etsaut (69 habitants)

© Google Maps


Pour Elisabeth Médart, Maire d'Etsaut, elle ne fait que ce qu'elle avait dit : deux mandats.  Bien qu'elle soit en plein forme, elle estime qu'il faut savoir laisser sa place.

C'est ma conviction personnelle, le cumul des mandats en nombre et en durée est nocif à la démocratie, au renouvellement du personnel politique...
Elisabeth Médart

Sarrance (150 habitants)

© Google maps


Quant à Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet, maire de Sarrance (150 habitants). A 67 ans, il a déjà derrière lui 32 ans de mandat. Lui aussi estime qu'il est temps de passer à autre chose. son regret : voir  la vallée se dépeupler, des quartiers de son village se vider. 

Je pars assez serrein, en me disant que j'ai fait le maximum de ce que je pouvais faire, de ce qui était dans mes moyens, dans mes capacités. 
Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet

La relève aura tous ces dossiers à poursuivre dans un contexte où le premier magistrat de la ville se sent dans cette vallée parfois un peu seul. 

Voici leur témoignage dans ce reportage d'Eric Poussard et Elie Gonzales ►
 

Vallée d'Aspe : pourquoi trois maires ne se représenteront pas aux Municipales 2020


 

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