Coussay-les-Bois : la préfecture de la Vienne retoque le projet de la ferme aux 1.200 taurillons

C'est un nouveau rebondissement dans le dossier de la construction d'une ferme de 1.200 taurillons à Coussay-les Bois, dans la Vienne. À la suite d’un complément d'enquête publique, la préfecture de la Vienne retoque le projet. La cour administrative d’appel de Bordeaux doit désormais trancher.

Le projet de ferme-usine prévoit un minimum de 1.200 taurillons mis à l'engraissement et destinés à l'exportation.
Le projet de ferme-usine prévoit un minimum de 1.200 taurillons mis à l'engraissement et destinés à l'exportation. © Collection Watier/Maxppp
On ne compte plus les rebondissements dans cette affaire. Depuis décembre 2014, le promoteur de la ferme aux 1.200 taurillons et les opposants à sa construction multiplient les recours de part et d'autre auprès des institutions ou de la justice.

Des capacités financières et techniques insuffisantes 

La préfecture de la Vienne vient de retoquer le projet à la suite d’un complément d’enquête publique. Les capacités financières et techniques du projet ont été jugé insuffisantes. Pour le collectif d'habitants opposé à la construction de cette ferme, c’est une victoire. Cependant, le feuilleton autour de ce projet n’est pas encore fini puisqu’il revient à la cour administrative d’appel de Bordeaux de trancher.

Un face-à-face qui dure depuis plus de 5 ans

Pour rappel, une première enquête d'utilité publique, menée en 2016, avait rendu un avis favorable à la construction. La préfecture de la Vienne avait même accordé le permis de construire et l’autorisation d’exploitation avant que le tribunal administratif de Poitiers ne retoque cette décision en juin 2017. 

Le promoteur avait ensuite fait appel de ce jugement et la cour administrative d'appel de Bordeaux a été saisie. En décembre 2019, la juridiction bordelaise a prononcé un sursis à statuer, dans l'attente d'informations complémentaires de la part du promoteur du projet, la SCEA "Les Nauds", gérée par Pierre Liot. Le complément d'enquête publique réalisé depuis le 11 juin aurait dû être lancé en mars dernier, mais l'épidémie de coronavirus dans le pays a chamboulé le calendrier.

Si la cour administrative d’appel de Bordeaux, retoque elle aussi le projet, cette décision pourrait peut-être mettre un terme à ce face-à-face engagé depuis plus de cinq ans.
 
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