Jaunay-Marigny. Une collégienne s'est donné la mort

Une enquête est en cours pour déterminer les raisons du passage à l'acte de la jeune Inès. La jeune collégienne s'est suicidée mardi. Une autopsie sera pratiquée au CHU de Poitiers.

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image d'illustration © Guillaume Soudat - France Télévisions
Le drame s'est déroulé mardi (23 juin). La jeune Inès, collégienne au sein de l'établissement Saint-Exupéry de Jaunay-Marigny (Vienne), s'est donné la mort pour une raison encore indéterminée. Une enquête est en cours. Elle est placée sous la direction de M. le Procureur de la République à Poitiers.

De nombreuses rumeurs ont été propagées sur les réseaux sociaux. La gendarmerie met en garde les personnes qui les propagent et rappelle que les diffamations et les injures sont punies par la loi.

Il est à cet effet utile de rappeler que sur les réseaux sociaux (Instagram, snapchat, twitter, Facebook...) la diffamation et l’injure sont punissables, de même que la diffusion de messages de menace, d’incitation à la haine, de messages racistes ou homophobes ou encore de messages portant atteinte à la vie privée.

Gendarmerie Nationale

Dès ce jeudi matin, une cellule psychologique a été mise en place dans l'établissement où était scolarisée la jeune fille. Cette cellule est composée de personnels médicaux et psychologues. Elle sera maintenue au cours de la semaine prochaine afin de répondre aux éventuelles demandes. Cette cellule d'écoute est animée par deux personnes. Elle propose un accueil individuel ou collectif. Elle permet d'avoir un "sas" afin d'évacuer les émotions. Les familles dont les enfants auront un réel besoin d'accompagnement plus poussé seront contactées.

Cette cellule a été mise en place par Mme Vandon, principale du collège, sous la responsabilité de Mr Claverie, inspecteur de l'académie de la Vienne. Une conseillère technique, un médecin et une infirmière, complètent ce dispositif. Cette cellule d'écoute est composée essentiellement de personnels médicaux et psychologues formés à cette écoute spécifique. Elle a pour objectif de créer un espace de parole en destination des élèves, mais aussi de l'ensemble du corps enseignant.
© Guillaume Soudat - France Télévisions
Lors de notre reportage, nous avons rencontré une jeune fille, collégienne au sein de l'établissement. Elle nous indique qu'avec le confinement, elle pense que les camarades d'Inès n'ont pas perçu son malaise. Ils n'ont pas vu qu'elle n'allait pas bien. Sans pouvoir imaginer ce qu'il pouvait se passer ensuite.

S'il n'y a pas de contrôle là-dessus (les réseaux sociaux) ce sera la mort de nos enfants.

Une parent d'élève – collège Saint-Exupéry – Jaunay-Marigny

Un parent d'élève nous confie que les réseaux sociaux sont les moyens de communiquer entre eux/elles (les enfants). Elle a elle-même appris ce drame par sa fille. Cette maman insiste sur le fait que les parents doivent contrôler ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de publications du type harcèlement, sex-tape,… Pour elle, les parents doivent prendre les téléphones de leurs enfants pour regarder à l'intérieur. Ils seront surpris de ce qu'ils y trouvent. Il n'y en a que très peu de contrôles de la part des plates-formes en ligne et c'est très dangereux. Mais d'abord c'est au rôle des parents de veiller à ce que regardent leurs enfants sur les réseaux sociaux et l'internet en général.
© Guillaume Soudat - France Télévisions
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