Jean-Pierre Raffarin quitte “la vie politique élective” pour créer une ONG

Jean-Pierre Raffarin, le 12 juin dernier, à la sortie du bureau politique Les Républicains / © MaxPPP / Julien Mattia / Le Pictorium
Jean-Pierre Raffarin, le 12 juin dernier, à la sortie du bureau politique Les Républicains / © MaxPPP / Julien Mattia / Le Pictorium

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin annonce qu'il quitte la politique, renonçant à terminer son mandat de sénateur, afin de créer une ONG internationale "pour alerter contre les risques de guerre", dans une tribune publiée par la Nouvelle République mardi.

Par AFP / C. Roland

"Je renonce aux trois ans de mandat qu'il me reste à accomplir au Sénat car le moment est pertinent. La jeune génération politique prend le pays en main et c'est heureux", écrit la sénateur de la Vienne.

Le moment est venu de me retirer de la vie politique élective


Ce Poitevin élu dans la Vienne depuis 1977, annonce qu'il va créer Leaders for Peace, "une ONG internationale pour alerter contre les risques de guerre qui nous menacent".

Après avoir soutenu Alain Juppé lors de la primaire de la droite, M. Raffarin s'était posé au sein des Républicains comme l'un des principaux défenseurs d'une ligne bienveillante à l'égard d'Emmanuel Macron, popularisant le terme de "constructifs" duquel se sont baptisés la vingtaine d'élus LR ayant rejoint l'UDI au sein d'un groupe parlementaire.
Jean-Pierre Raffarin accueillant Emmanuel Macron à Montmorillon (Vienne), pendant la campagne d'entre-deux-tours de l'élection présidentielle 2017 / © France 3 Poitou-Charentes / T. Chapuzot
Jean-Pierre Raffarin accueillant Emmanuel Macron à Montmorillon (Vienne), pendant la campagne d'entre-deux-tours de l'élection présidentielle 2017 / © France 3 Poitou-Charentes / T. Chapuzot
M. Raffarin, 68 ans, a affirmé qu'il entendait également poursuivre son "investissement au service de la coopération franco-chinoise", et garder un oeil sur "la Vienne et ses projets, notamment celui de l'Institut international Jöel Robuchon à Montmorillon".

"C'est un homme politique atypique qui a marqué l'action, qui a marqué le Sénat, marqué la France", a réagi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, soulignant que M. Raffarin "n'arrête pas son engagement, il poursuit son engagement d'une façon différente au sein d'une fondation". "C'est quelqu'un qui sait ouvrir les portes", a encore salué Christophe Castaner, insistant sur "la fin d'un système qui lui l'a porté sur la droite, moi au PS". "A sa place il nous dit qu'il faut en sortir, à la mienne je tente de le faire", a-t-il ajouté.

"Meilleurs voeux de succès à Jean-Pierre Raffarin pour le lancement de son ONG et toute ma reconnaissance pour son engagement politique", a écrit le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur Twitter.

Alain Fouché, sénateur LR de la Vienne, était l'invité du journal de 12h ce mardi. Il revient sur le choix de son ami, Jean-Pierre Raffarin.
Interview d'Alain Fouché, sénateur LR de la Vienne
Il réagissait dans le 12/13 au retrait de "la vie poitique élective" de Jean-Pierre Raffarin.
Même à gauche, certains lui ont rendu hommage. "Ses 'raffarinades' vont peut-être nous manquer" mais "il faut du renouvellement", a plaisanté Clémentine Autain, députée La France insoumise, en référence aux formules régulièrement lancées par Jean-Pierre Raffarin lors de ses discours.

Les commentaires sont loin d'être à 100% élogieux. Sur les réseaux sociaux, certains se satisfont de ce départ, synonyme de renouvellement, d'un changement d'époque pour beaucoup. Hasard du calendrier, Manuel Valls quitte le PS, Nathalie Kosciusko-Morizet quitte la présidence du groupe LR au Conseil de Paris, des annonces et des mouvements dont les plateformes de réseaux sociux comme Facebook et Twitter savent se nourrir.





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