L'ex soldat du RICM de Poitiers et “cannibale” des Pyrénées déclaré irresponsable de ses actes

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Jérémy Rimbaud, le "cannibale" des Pyrénées qui avait sauvagement assassiné un nonagénaire en novembre 2013 à Nouilhan (Hautes-Pyrénées), avant de manger son coeur, a été déclaré irresponsable de ses actes au moment des faits. Il ne sera pas jugé.

Par Bernard Dussol

La  chambre de l'instruction de Pau a rendu une ordonnance mardi constatant l'irresponsabilité pénale au moment des faits de J. Rimbaud. Il ne sera pas jugé. C'est un magistrat de la Cour d'appel de Pau qui vient de le faire savoir en ajoutant : "Une ordonnance va être transmise au préfet des Pyrénées Atlantiques qui prendra la décision qu'il estime utile, comme une hospitalisation d'office judiciaire."

En réalité, Jeremy Rimbaud est déjà hospitalisé. Des expertises psychiatriques transmises par la juge d'instruction, le 21 avril, à la chambre de l'instruction avaient unanimement considéré que "M. Rimbaud était atteint d'un trouble psychiatrique ayant entièrement aboli son discernement." Mis en examen pour assassinat, tentative d'assassinat et atteinte à l'intégrité d'un cadavre, l'ancien militaire avait reconnu avoir tué, le 15 novembre 2013, un retraité de 90 ans en lui fracassant le crâne avec un outil métallique.

De la chair humaine retrouvée dans une assiette

Jérémy Rimbaud, âgé de 26 ans au moment des faits, avait le même jour agressé un autre homme avec le même objet, une agression au sujet de laquelle une autre expertise a été demandée mardi par la chambre de l'instruction afin "de mesurer l'ampleur du préjudice subi." L'ancien militaire avait également soutenu avoir prélevé et mangé le coeur et la langue du nonagénaire. Il s 'était introduit au domicile de cet homme en pleine nuit.

Près du corps de la victime, de la chair cuite avait été retrouvée dans une assiette de haricots. Des analyses ont par la suite révélé qu'il s'agissait de tissus humains. Jérémy Rimbaud a évoqué "des forces extérieures", disant "avoir reçu des ordres par des voix".

Le jeune homme avait servi pendant cinq ans dans le régiment de l'infanterie de chars de marine (RCIM) de Poitiers et avait été engagé en Afghanistan en 2011 et 2012. Aucun problème psychique n'avait été détecté dans son dossier militaire.

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