Le parquet de La Rochelle fait appel de la relaxe du policier poitevin jugé pour agressions sexuelles

L'ancien commandant de police de Poitiers, relaxé en février dernier des faits d'agressions sexuelles sur des hommes de son entourage, sera rejugé. Le parquet de La Rochelle a finalement interjeté appel.

Dans l'affaire de la relaxe, le 24 février dernier de l'ancien numéro 2, de la police de Poitiers, jugé en janvier pour des faits d'agressions sexuelles sur des hommes de son entourage, le parquet de La Rochelle vient d'interjeter appel de la décision, a-t-on appris de source judiciaire.

Le procureur de la République de La Rochelle, Laurent Zuchowicz, explique que cet appel doit "permettre à la Cour d'appel de Poitiers, qui avait ordonné le renvoi de l'intéressé devant la juridiction de jugement, de se prononcer sur tous les aspects de ce dossier (et pas seulement les intérêts civils)".

Soulagement des parties civiles

L'avocat des parties civiles, Me Benoit Chabert, indique que "cet appel du parquet est un véritable soulagement pour les [plaignants]" qui, à l'énoncé de la relaxe en février dernier, avaient, les premières, annoncé vouloir faire appel au civil, estimant que la décision était basée sur des motivations qualifiées de "scandaleuses" par leur avocat. 

Commentant alors la décision, Me Benoit Chabert avait déclaré : "Il y est écrit que la victime se doit de manifester son refus. Vous vous rendez compte ? C'est inacceptable. Ce n'est plus l'auteur qui doit comprendre l'absence de consentement, c'est la victime qui doit manifester son refus. Cette décision, c'est la porte ouverte à toutes les agressions."  

L'ancien policier "serein"

De son côté, Me Lionel Béthune de Moro, avocat de l'ancien policier, et son client, se disent "sereins".

"Malgré la volte-face incompréhensible du Parquet de La Rochelle qui n’a manifestement pas su résister aux pressions des parties civiles, nous restons résolument sereins et confiants dans l’issue judiciaire devant la Cour d’appel de Poitiers", a réagi ce vendredi matin, Me Lionel Bethune de Moro.

La date de l'audience en appel n'a pas encore été communiquée.