Poitiers : deux Afghans interpellés pour apologie du terrorisme

Gros déploiement des forces de l'ordre, ce 2 novembre, dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Poitiers, avec pour objectif d'interpeller deux Afghans, soupçonnés d'apologie du terrorisme. L'un d'entre eux comparaît ce mercredi devant la justice.
Centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Poitiers
Centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Poitiers © Antoine Morel - France Télévisions
L'opération n'est pas passée inaperçue. Ce lundi 2 novembre à 11 heures, policiers et gendarmes sont intervenus au centre d'accueil pour les demandeurs d'asile situé au Sud de Poitiers. Il s'agit d'un ancien hôtel Formule 1 reconverti en centre d'accueil. Dans la ligne de mire des forces de l'ordre, deux Afghans, réfugiés en attente d'une demande d'asile. Ils sont soupçonnés d'avoir fait l'apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux, en visant Emmanuel Macron et la France. 

Sur place, seul l'un des deux hommes recherchés était présent et a été interpellé. Son comparse a été retrouvé, plus tard, dans un autre lieu non précisé pour le moment.

Ces interpellations se sont déroulées au moment même où avait lieu une minute de silence dans tous les établissements scolaires en mémoire du professeur d'histoire Samuel Paty, victime d'un acte terroriste le 16 octobre dernier.

Comparution immédiate

L'un des Afghans a été présenté en comparution immédiate au Tribunal judiciaire de Poitiers pour apologie du terrorisme, c’est un demandeur d’asile en France depuis deux ans. Il a écopé de 8 mois de prison ferme avec effet immédiat et obligation définitive de quitter le territoire à l’issue de son incarcération.
L’autre personne a été libérée, elle hébergeait le mis en cause dans sa chambre au foyer. Reportage d'Anna Pettini, Antoine Morel et Carine Grivet
[MISE À JOUR le 04/11/2020] Abdullah Sadeqi est arrivé en France il y a deux ans. Jusqu'à présent, il était en situation régulière et n'avait pas commis d'infraction sur le territoire français. Il a été condamné à 18 mois de prison ferme.
Reportage de Félicie Gaudillat, Mathilde Baron et Martine Sitaud
 
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