Affaire Péchier : selon une expertise, l'anesthésiste soupçonné d'empoisonnements n'a pas le profil d'un tueur en série

Ce rapport confidentiel que le JDD a pu se procurer révèle les conclusions du psychiatre, spécialiste des tueurs en série Daniel Zagury. Et elles sont plutôt en faveur de l'anesthésiste poitevin accusé d'empoisonnement sur 24 patients de l'hôpital de Besançon (Doubs) .

Frédéric Péchier (à droite) et Randall Schwerdorffer, l'un de ses avocats, le 12 juin 2019.
Frédéric Péchier (à droite) et Randall Schwerdorffer, l'un de ses avocats, le 12 juin 2019. © Guillaume Georges / MaxPPP

C'est un rapport confidentiel que le Journal du Dimanche a pu se procurer et qui éclaire d'un jour favorable la personnalité de Fréderic Péchier, l'anesthésiste réanimateur poitevin soupçonné d'avoir empoisonné 24 patients, dont neuf avaient trouvé la mort, à l'hôpital de Besançon entre 2008 et 2017. 

Selon le JDD (article réservé aux abonnés), ce rapport signé du psychiatre et spécialiste des tueurs en série Daniel Zagury relève en effet "l'absence d'argument en faveur d'un profil de personnalité susceptible d'éclairer la commission des faits". 

Toujours selon nos confrères, l'expert estime également "nécessaire d'emettre des réserves" sur les liens présumés entre le décès des patients et les rapports difficiles de l'anesthésiste avec ses collègues. L'accusation a en effet toujours formulé l'hypothèse que le praticien avait provoqué les arrêts cardiaques de ses patients pour prouver ses compétences de réanimateur auprès de ses pairs. 

Daniel Zagury a rencontré deux fois Fréderic Péchier pour rédiger son rapport, qui n'est ni le premier, ni le dernier dans cette affaire; une contre-expertise médicale est d'aileurs attendue pour la fin de l'année.

Depuis sa mise en examen, le quinquagénaire poitevin vit sous contrôle judiciaire près de Poitiers (Vienne), avec l'interdiction d'exercer son métier. Le psychiatre décrit "un homme détruit", "obsédé par l'idée de démontrer son innocence mais ne [trouve] pas d'autre issue que le suicide". 

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