Matignon a donné le feu vert à Bertrand Delanoë dont le projet était bloqué par l'ancien premier ministre François Fillon.

Le projet de reconquête des voies sur berges de Paris est relancé / © Mairie de Paris. JC Choblet.
Le projet de reconquête des voies sur berges de Paris est relancé / © Mairie de Paris. JC Choblet.

Jean-Marc Ayrault a mis fin au blocage du projet d'aménagement des voies sur berges de la Seine à Paris imposé par son prédécesseur à Matignon.

Par Isabelle Audin


Le maire de Paris a annoncé la nouvelle dans un communiqué. "Le Premier ministre vient de me faire part de sa décision de lever toutes les réserves émises en janvier dernier par son prédécesseur au sujet du projet de reconquête des voies sur berges le long de la Seine, écrit Bertrand Delanoë. Je me réjouis de cette décision qui met fin au blocage brutal, instrumenté par François Fillon à des fins partisanes".

Fin des travaux au printemps 2013
Concernant les aménagements prévus sur la rive gauche, le maire de Paris explique notamment qu'"au printemps 2013, ce sont plus de 4 hectares qui offriront à tous, entre le musée d'Orsay et le pont de l'Alma, des occasions nouvelles de promenades, d'animations et de loisirs".

De quoi réjouir les aficionados des quais et provoquer la colère des automobilistes. Le projet est de nouveau sur les bancs.

Le feu vert gouvernemental va dans les faits principalement accélérer la transformation de la rive gauche.
L'objectif de la Ville est ouvrir aux seuls piétons les quais bas rive gauche entre le pont Royal et celui de l'Alma sur 2,3 km.
Dans le projet initial, ces aménagements devaient être terminés d'ici la fin de l'été 2012.
Les "réserves" de François Fillon auront retardé cette échéance de six mois.

Le projet des voies sur berges

 

François Fillon opposé au projet.

En janvier, François Fillon avait écrit à M. Delanoë que l'Etat ne pouvait apporter sa caution "dans l'immédiat", du fait de "manquements" et "défauts" de ce projet. Il se référait à des "réserves" émises par la commission d'enquête ayant rendu un avis favorable. M. Delanoë avait aussitôt dénoncé "un diktat du gouvernement", alors que M. Fillon avait annoncé sa candidature aux législatives dans la 2e circonscription de Paris. Depuis M. Fillon a été élu député de cette circonscription, où vont se dérouler les travaux. La droite parisienne craint l'impact de cet aménagement sur la circulation.

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