Quel avenir pour Jean-François Legaret ?

© France3 Ile-de-France
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Jean-François Legaret est arrivé en seconde position lors de la primaire UMP pour la mairie de Paris. Quel peut-être son rôle auprès de NKM pendant la campgne municipale ?

Par Daic Audouit

La victoire dès le premier tour de Nathalie Kosciusko-Morizet a relégué au second plan un des autres enjeux de la primaire UMP pour Paris : qui est arrivé deuxième ?

C'est donc Jean-François Legaret qui obtient cette place d'honneur avec 20% des suffrages. Que peut-il en faire ?

"On espérait plus vu les remontées de terrain. Mais je suis contente de cette place de numéro 2. Sans le soutien de l'appareil et des médias, on a fait un bon score", estime Valérie Montandon, conseillère municipale du XII ème arrondissement, un de ses soutiens. "Il a rempli son contrat. 20% des suffrages. Ca pèse, ça signifie que vous comptez", juge David Alphand, élu du XVI ème.

Jean-François Legaret devance de dix points Franck Margain et Pierre-Yves Bournazel. Ces derniers ont commencé à se placer. Franck Margain affirme dans un communiquétre un des acteurs principaux de la reconquête de Paris" et revendique un rôle dans le XII ème arrondissement. Pierre-Yves Bournazel, de son côté  écrit qu'il "consacrera toute son énergie à la reconquête de Paris et bien naturellement dans le 18ème arrondissement".


Le maire du 1er arrondissement lui ne revendique rien. "Je vais reprendre mon costume  de président du groupe UMP au conseil de Paris", confie-t-il. Une position naturelle de rassemblement, selon lui.  "Les élus se sont passionnés pour cette primaire. C'est normal. Maintenant, il faut se remettre au travail et mener le combat d'opposition contre Bertrand Delanoë", explique-t-il.

Une sorte de division du travail en somme. A NKM, le combat à l'extérieur contre Anne Hidalgo, à Jean-François Legaret la lutte à l'intérieur de l'Hôtel de Ville.

Mais quel rôle pour Legaret dans la campagne ? Il doit rencontrer NKM dans les prochains jours. "Elle saura trouver une solution élégante et équilibrée", assure-t-on dans son entourage qui rappelle "que pendant la primaire, il n' a attaqué  aucun des autres candidats". Exact, sauf dans la dernière semaine, où il a émis des doutes sur l'honnêteté du scrutin et s'en est pris ouvertement à Claude Goasguen, soutien de NKM.

"Je verrais bien un binôme avec NKM. Jean-François connaît parfaitement Paris, il a une expertise des dossiers et possède une sensibilité vers les arrondissements de l'Est, que n'ont pas forcément les barons de l'ouest qui la soutiennent", commente un de ses partisans. 

Invité de France Inter, ce matin, Nathalie Kosciusko-Morizet répète que cette victoire à la primaire lui donne une certaine liberté dans ses choix pour la campagne "Elle aurait interêt à un faire un geste en direction de Legaret. C'est un plus pour la campagne. Il ne faut surtout pas s'en priver", estime David Alphand. "Il incarne un frange de l'électorat de la droite parisienne qui n'est pas celui de Nathalie", ajoute-t-il.

Quoiqu'il en soit, le maire sortant du 1er arrondissement n' a pas d'inquiétude sur son investiture du côté de l'UMP. Sauf que l'existence même de cet arrondissement est menacé par le projet de loi sur le redécoupage de Paris. Les quatre arrondissements du centre (1,2,3,4) pourrraient être fusionnés en un seul pour correspondre à l'évolution de la population parisienne. 

Il s'agit d'une hypothèse. La gauche parisienne y est également défavorable, comme l'a répété Bertrand Delanoë sur France Bleu 107.1, ce matin. Mais elle pèse comme une menace sur Jean-François Legaret qui se retrouverait sans territoire électoral.

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