• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Colombes : déférement d'un individu soupçonné d'avoir agressé deux femmes alors qu'il était en semi-liberté

Un jeune homme accusé d'avoir roué de coups une femme et d'en avoir violé une autre la semaine dernière à Colombes (Hauts-de-Seine) a été déféré mercredi au parquet de Nanterre. Le suspect est un récidiviste qui purgeait une peine sous le régime de la semi-liberté.

Par AN / AFP

Le 7 août dernier dans la soirée, deux jeunes femmes ont été  agressées par un individu à Colombes (Hauts-de-Seine). La première victime, âgée de 31 ans, a été très violemment frappée au visage. Elle est toujours dans le coma à l'hôpital Beaujon à Clichy. Une quarantaine de minutes plus tard, l'homme, âgé de 26 ans, s'en était pris à une autre jeune femme, la violant sous la menace d'un couteau et lui dérobant son sac.

Un suspect a été déféré au parquet de Nanterre ce mercredi 14 août 2013, selon le procureur de Nanterre, Robert Gelli, joint par l'AFP. L'homme est un récidiviste qui se trouvait en semi-liberté.  Une information judicaire a été ouverte pour "tentative d'homicide volontaire précédée d'une tentative de viol" et pour "viol sous la menace d'une arme". Le suspect encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Déjà connu des services de police pour de nombreux faits de violence, de vols et une agression sexuelle commise en juin 2009 pour laquelle il avait déjà purgé sa peine, cet homme purgeait au moment des faits une autre peine pour "conduite en état d'ivresse, conduite sans permis de conduire, recel, refus d'obtempérer, dégradation" et  bénéficiait d'un régime de semi-liberté. 

La mère de la victime dans le coma compte porter plainte contre l'Etat. "Le soir des faits, il aurait dû rentrer à 21H00. Or il n'a regagné la prison qu'à 23H50, après les deux agressions, et personne ne semble s'en être inquiété", a-t-elle souligné. Ce retard, de près de trois heures, avait toutefois immédiatement conduit l'administration pénitentiaire à faire "un signalement", selon le parquet de Nanterre. "Il était convoqué le 22 août par le juge d'application des peines qui lui aurait sans doute signifié la révocation de sa semi-liberté", a précisé Robert Gelli. "Cette convocation n'a plus lieu d'être, vu la gravité des faits qui lui sont désormais reprochés".

L'auteur présumé n'est, pour l'instant, pas passé aux aveux. En garde à vue, il a indiqué s'être rendu sur les lieux de l'agression pour chercher un kilo de MDMA (amphétamine). Il aurait alors aperçu une femme qui gémissait et aurait voulu se porter à son secours, mais il aurait pris peur en entendant une voiture arriver, selon ses déclarations à la police judiciaire, chargée de l'enquête. "Il se donne presque un rôle de bon samaritain, mais cette version semble à ce stade de l'enquête peu crédible", a indiqué M. Gelli. Les vérifications ADN effectuées depuis son arrestation lundi matin, recoupées à des images de vidéosurveillance, permettent d'avoir "de fortes présomptions" contre lui, a-t-il ajouté.

A lire aussi

Sur le même sujet

Un aveugle agressé par un automobilste

Les + Lus