Pendant un mois, 220 silhouettes représentant les lycéennes enlevées par Boko Haram au Nigeria se dresseront sur la place de la République pour ne pas les oublier. Nous étions présents à l’inauguration de l’exposition en présence d’Anne Hidalgo et Valérie Trierweiler.

Chacune des 220 silhouettes portent les prénoms des lycéennes enlevées dans la nuit du 14 au 15 avril 2014 au Nigeria. C’est le groupe islamiste Boko Haram qui terrorise le Nord du pays qui les a enlevées pour les revendre, les réduire en esclavage ou les échanger contre des prisonniers. Depuis les premiers jours, Valérie Trierweiler est très présente dans ce dossier. Elle essaye de multiplier les actions en France pour ne pas que ces jeunes filles soient oubliées : « j’ai fait une demande de visa pour le Nigeria il y a un mois, mais on m’empêche de me rendre sur place… je dis cela pour ceux qui me reprochent de ne pas y aller ».



Ce lundi 28 juillet, journalistes, féministes et curieux étaient là pour écouter Anne Hidalgo et Valérie Trierweiler. Ensemble, elles ont inauguré cette exposition éphémère qui restera un mois sur la place de la République. Mme Trierweiler espère « qu’elle se poursuive dans d’autres capitales ». Elle regrette l’inaction du gouvernement nigérian. Présente également sur place Mengue M’Eyaa, la présidente du Mouvement Civique des Femmes confirme les dires de l’ancienne compagne de François Hollande « les pouvoirs publiques ne font rien sur place, rien n’est fait pour l’émancipation des femmes vous avez beaucoup de chance de vivre en France. Les femmes là-bas ont peur de tout, même de sortir pour acheter du lait elles n’osent plus rien faire. Si ça avait été des filles de dirigeants ou de grands patrons, le président du Nigeria aurait déjà agit mais là vous comprenez ce ne sont que des paysannes ça ne l'intéresse pas »

Jean-Luc Romero et Roxane Decorte nous expliquent les raisons de leur présence aux côtés d'Anne Hidalgo à l'inauguration.