Cet article date de plus de 6 ans

Exposition #BringBackOurGirls Place de la République pour ne pas les oublier

Pendant un mois, 220 silhouettes représentant les lycéennes enlevées par Boko Haram au Nigeria se dresseront sur la place de la République pour ne pas les oublier. Nous étions présents à l’inauguration de l’exposition en présence d’Anne Hidalgo et Valérie Trierweiler.

"Ces jeunes filles sont aujourd'hui un symbole, elles sont le symbole de l'oppression des femmes dans le monde. Elles ont été enlevées simplement parce qu'elles allaient à l'école. C'est contre cela que nous devons lutter", a déclaré V. Trierweiler.
"Ces jeunes filles sont aujourd'hui un symbole, elles sont le symbole de l'oppression des femmes dans le monde. Elles ont été enlevées simplement parce qu'elles allaient à l'école. C'est contre cela que nous devons lutter", a déclaré V. Trierweiler. © Mathilde Riou
Chacune des 220 silhouettes portent les prénoms des lycéennes enlevées dans la nuit du 14 au 15 avril 2014 au Nigeria. C’est le groupe islamiste Boko Haram qui terrorise le Nord du pays qui les a enlevées pour les revendre, les réduire en esclavage ou les échanger contre des prisonniers. Depuis les premiers jours, Valérie Trierweiler est très présente dans ce dossier. Elle essaye de multiplier les actions en France pour ne pas que ces jeunes filles soient oubliées : « j’ai fait une demande de visa pour le Nigeria il y a un mois, mais on m’empêche de me rendre sur place… je dis cela pour ceux qui me reprochent de ne pas y aller ».

Montée "en une semaine", selon Valérie Trierweiler qui en est à l'initiative, l'exposition "Bring Back Our Girls" prend la forme de 220 silhouettes, comportant chacune le prénom d'une jeune fille enlevée, reliées par des chaînes.
Montée "en une semaine", selon Valérie Trierweiler qui en est à l'initiative, l'exposition "Bring Back Our Girls" prend la forme de 220 silhouettes, comportant chacune le prénom d'une jeune fille enlevée, reliées par des chaînes. © Mathilde Riou
L'exposition a été organisée avec le soutien des fondations Elle, Raja et Kering et de la chaîne de télévision Numéro 23.
L'exposition a été organisée avec le soutien des fondations Elle, Raja et Kering et de la chaîne de télévision Numéro 23. © Mathilde Riou
"Ces jeunes filles sont aujourd'hui un symbole, elles sont le symbole de l'oppression des femmes dans le monde. Elles ont été enlevées simplement parce qu'elles allaient à l'école. C'est contre cela que nous devons lutter", a déclaré V. Trierweiler.
"Ces jeunes filles sont aujourd'hui un symbole, elles sont le symbole de l'oppression des femmes dans le monde. Elles ont été enlevées simplement parce qu'elles allaient à l'école. C'est contre cela que nous devons lutter", a déclaré V. Trierweiler. © Mathilde Riou
"La force de mobilisation des opinions publiques est un élément très important pour lutter contre l'oubli, et je dis à toutes ces jeunes femmes qu'elles sont ici non seulement dans nos coeurs, mais au coeur de Paris", a déclaré Anne Hidalgo.
"La force de mobilisation des opinions publiques est un élément très important pour lutter contre l'oubli, et je dis à toutes ces jeunes femmes qu'elles sont ici non seulement dans nos coeurs, mais au coeur de Paris", a déclaré Anne Hidalgo. © Mathilde Riou
Trois Femens étaient présentes lors de l'inauguration de l'exposition éphémère #BringBackOurGirls Place de la République le 28 juillet 2014.
Trois Femens étaient présentes lors de l'inauguration de l'exposition éphémère #BringBackOurGirls Place de la République le 28 juillet 2014. © Mathilde Riou
Jean-Luc Romero et Roxane Decorte accompagnaient Anne Hidalgo à l'inauguration de l'exposition Bring Back Our Girls.
Jean-Luc Romero et Roxane Decorte accompagnaient Anne Hidalgo à l'inauguration de l'exposition Bring Back Our Girls. © Mathilde Riou
Des T shirts de soutien aux lycéennes nigérianes sont en vente chez Paul & Joe.
Des T shirts de soutien aux lycéennes nigérianes sont en vente chez Paul & Joe. © Mathilde Riou
Plusieurs représentants d'associations nigérianes sont venus remercier la maire de Paris pour cette exposition #BringBackOurGirls
Plusieurs représentants d'associations nigérianes sont venus remercier la maire de Paris pour cette exposition #BringBackOurGirls © Mathilde Riou
Plusieurs militants d"Osez le féminisme" étaient présents pour dénoncer la condition des femmes au Nigéria.
Plusieurs militants d"Osez le féminisme" étaient présents pour dénoncer la condition des femmes au Nigéria. © Mathilde Riou


Ce lundi 28 juillet, journalistes, féministes et curieux étaient là pour écouter Anne Hidalgo et Valérie Trierweiler. Ensemble, elles ont inauguré cette exposition éphémère qui restera un mois sur la place de la République. Mme Trierweiler espère « qu’elle se poursuive dans d’autres capitales ». Elle regrette l’inaction du gouvernement nigérian. Présente également sur place Mengue M’Eyaa, la présidente du Mouvement Civique des Femmes confirme les dires de l’ancienne compagne de François Hollande « les pouvoirs publiques ne font rien sur place, rien n’est fait pour l’émancipation des femmes vous avez beaucoup de chance de vivre en France. Les femmes là-bas ont peur de tout, même de sortir pour acheter du lait elles n’osent plus rien faire. Si ça avait été des filles de dirigeants ou de grands patrons, le président du Nigeria aurait déjà agit mais là vous comprenez ce ne sont que des paysannes ça ne l'intéresse pas »

Jean-Luc Romero et Roxane Decorte nous expliquent les raisons de leur présence aux côtés d'Anne Hidalgo à l'inauguration.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
expositions hommage international politique