Une réplique du robot Philae sur les Champs-Elysées pour populariser la mission

Le robot-laboratoire Philae a réalisé une première historique en se posant sur la comète "Tchouri", le 12 novembre 2014. / © Medialab/ESA/AFP
Le robot-laboratoire Philae a réalisé une première historique en se posant sur la comète "Tchouri", le 12 novembre 2014. / © Medialab/ESA/AFP

Une réplique grandeur nature du petit robot "Philae", le petit robot déposé par la sonde "Rosetta" sur la comète "Tchouri" que les scientifiques vont tenter de "réveiller" ces jours-ci, est accessible au grand public, sur les Champs-Elysées, devant le Grand Palais jusqu'au 25 mai.

Par Christian Meyze

Le grand public s'est passionné pour l'aventure de la sonde "Rosetta" lancée à la poursuite de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, alias "Tchouri", à 360 millions de kilomètres de la Terre. Et nous avons tous suivi, le 12 novembre 2014, l'exploit de "Philae", le petit robot embarqué dans la sonde Rosetta, qui est allé se poser sur la comète "Tchouri".

Mais l'atterrissage de ce robot-laboratoire, muni d'instruments pour étudier la comète, n'a pas été simple, et tout ne s'est pas totalement déroulé de la meilleure des façons. Ce genre de mission comportant toujours de possibles aléas, même si cela n'enlève rien à l'exploit puisque le robot est bel et bien posé. Mais après plusieurs rebonds, il s'est retrouvé entre des falaises, dans un lieu très peu éclairé. Et le robot, équipé pour fonctionner, de panneaux solaires, est éteint depuis le 15 novembre faute d'un ensoleillement suffisant pour lui permettre de retrouver de l'énergie.

Dès le 15 novembre, le Centre National d'Etudes Spatiales français, le CNES, maître d'oeuvre de la mission, avait annoncé qu'il faudrait attendre le retour du printemps, avec des ensoleillements plus importants, pour ré-activer "Philae".

Depuis quelques semaines, ce temps est venu, et les ingénieurs du CNES tentent de réveiller Philae. La sonde européenne Rosetta essaie donc à nouveau ces jours-ci, de rentrer en contact avec le robot Philae, endormi depuis six mois sur la comète "Tchouri".
« Une nouvelle campagne d'écoute va avoir lieu du 8 au 17 mai » explique l'astrophysicien Francis Rocard, responsable du programme Rosetta au CNES à Paris. Philae n'a pas encore réussi à sortir de sa léthargie en dépit de deux essais de Rosetta pour entrer en contact avec lui mi-mars et mi-avril 2015.

« Nous ne pouvons pas prédire à 100% qu'il va se réveiller » précise tout de même Francis Rocard. « Nous ne savons pas précisément où se trouve Philae. Nous pensons l'avoir localisé à une cinquantaine de mètres près » continue Francis Rocard. « Comme on ne connaît pas précisément son environnement en termes de falaises et d'effets d'ombre sur les panneaux solaires, on a du mal à modéliser l'énergie qu'il reçoit et donc la date possible de son réveil. »

Mais la comète se rapproche de plus en plus du Soleil et donc elle se réchauffe. "Tchouri" se trouve actuellement à 250 millions de kilomètres de l'astre et elle sera au plus proche de lui le 13 août. « Plus ça va et plus on a d'espoir que Philae se réveille » explique Francis Rocard.

En attendant donc, le CNES a décidé de répondre à l'intérêt que le grand public a manifesté pour l'expérience. Le CNES a donc installé sur les Champs-Elysées, devant le Grand Palais, sous une bulle transparente et ouverte, (au métro Champs-Elysées-Clémenceau) une réplique grandeur nature du robot Philae que le public pourra venir voir au plus près, jusqu'au 25 mai. Morgane Minair et Frédéric Askienazy sont allés voir


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