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Après les attentats, les Parisiens initiés aux “gestes qui sauvent”

Des sapeurs-pompiers font une démonstration des "gestes qui sauvent", lors d'une session de formation, en présence du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 16 janvier 2016, à Paris. / © ERIC FEFERBERG / AFP
Des sapeurs-pompiers font une démonstration des "gestes qui sauvent", lors d'une session de formation, en présence du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 16 janvier 2016, à Paris. / © ERIC FEFERBERG / AFP

Une première session d'initiation gratuite aux "gestes qui sauvent" étaient organisée samedi dans plusieurs casernes parisiennes. De nombreux Parisiens se sont interrogés sur les gestes à adopter après les attentats de novembre dernier. 8.000 d'entre eux devraient la suivre d'ici l'été.

Par France 3 Paris IDF (avec AFP)

Une grande première ce samedi après-midi : une session de formation gratuite aux "gestes qui sauvent" dispensée par les sapeurs-pompiers. Durant deux heures, par groupe de quinze, les volontaires s'initient aux premiers réflexes qui peuvent sauver des vies, en situation d'urgence : faire un garrot, un massage cardiaque, mais aussi utiliser un défibrillateur.

L'initiation, actuellement proposée dans six casernes parisiennes à raison de deux sessions de quinze participants chaque samedi après-midi, est une idée du général Philippe Boutinaud, chef de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
Après les attentats, les Parisiens initiés aux "gestes qui sauvent"
Une première session d'initiation gratuite aux "gestes qui sauvent" étaient organisée samedi dans plusieurs casernes parisiennes. De nombreux Parisiens se sont demandés sur les gestes à adopter après les attentats de novembre dernier. 8.000 d'entre eux devraient la suivre d'ici l'été. - http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-
"C'est d'abord une demande des Parisiens eux-mêmes le soir des attentats du 13 novembre, des gens qui nous ont dit : 'Qu'est-ce que je peux faire ?'", explique-t-il. Sa réponse : "Des gestes salutaires", comme "un garrot ou un massage cardiaque", au cours des "cinq minutes qui séparent le moment où les secours reçoivent un appel et leur arrivée sur place".

"Si vous ne faites rien, la personne va mourir. Si vous faites quelque chose, même mal, vous lui laissez encore une chance", poursuit-il.

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8.000 Parisiens pourraient suivre la formation

Les plannings de ces petites formations sont déjà pleins, avec près de 1.000 personnes inscrites. Au total, 8.000 Parisiens pourraient la suivre "d'ici l'été", selon Michel Cadot, le préfet de police. "Ça responsabilise, ça rassure et ça permet à chacun de se sentir utile", résume-t-il.

Pour participer, il suffit de s'inscrire sur le site de la préfecture de police. D'abord parisienne, la démarche sera "développée sur l'ensemble du territoire" à partir du 1er février et "a vocation à durer, à s'inscrire dans le temps", affirme pour sa part le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, venu assister à l'une de ces formations.

Plus d'infos et inscriptions sur le site de la préfecture de police

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