Budgets à la baisse, cagnottes… Les clubs sportifs professionnels en difficulté face à l’arrêt des matchs

Au-delà du football, de nombreux clubs professionnels risquent de devoir tailler dans leur budget la saison prochaine, alors même qu’aucune date de reprise n’est encore connue. Exemples du côté du Paris 92 en hand féminin, et du Paris Volley.

La championne du monde multi-titrée Allison Pineau, ici face à Monika Kobylinska (BBH), ne jouera plus sous les couleurs du Paris 92 la saison prochaine (illustration).
La championne du monde multi-titrée Allison Pineau, ici face à Monika Kobylinska (BBH), ne jouera plus sous les couleurs du Paris 92 la saison prochaine (illustration). © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Sponsors, billetterie, droits télé… Si les conséquences économiques de l’arrêt prématuré des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 risquent d’être "catastrophiques", le football est loin d’être le seul concerné. Sans matchs et donc sans recettes, de nombreux clubs franciliens font face à d’importantes difficultés. Du côté du hand féminin, le Paris 92 – dont la capitaine Allison Pineau vient de prendre la direction du Budućnost Podgorica au Monténégro – revoit son budget à la baisse l’an prochain, en raison de la crise sanitaire.

"Les partenaires privés nous disent gentiment qu’ils ont d’autres soucis actuellement que de s’occuper du partenariat avec un club de sport, que ce soit le notre ou un autre, explique Bruno Klieber, directeur général du club, basé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). On estime que sur le privé, on peut perdre jusqu’à 50% sur l’année. Et on estime que sur le public, on peut perdre entre 10 et 15%." Soit presque 300 000 euros en moins.

Une cagnotte pour le Paris Volley, pour soutenir le centre de formation

Sauvé de la banqueroute il y a deux ans, le Paris Volley a lui décidé de se serrer les coudes avec ses partenaires, alors que les sponsors se retrouvent en difficulté et doivent redémarrer leur activité.

"Quand une entreprise en difficulté aujourd’hui nous dit qu’elle ne peut plus mettre d’argent dans le club l’année prochaine, notre rôle n’est pas de lui fermer la porte, raconte Arnaud Gandais, directeur général du Paris Volley. Au contraire, c’est de l’accompagner. Un partenariat qui dure, c’est un partenariat où les deux parties sont contentes et s’entraident." Une cagnotte a même été lancée pour soutenir le centre de formation, avec à ce jour près de 22 000 euros récoltés.

A noter que ce sont tout de même les plus grands clubs sportifs professionnels qui risquent d’être les plus touchés. Pour le PSG, le manque à gagner pourrait atteindre plus de 150 millions d’euros, soit 25% du budget du club, selon l’économiste du sport Virgile Caillet. Les discussions entre partenaires ne font en tout cas que commencer, avec encore beaucoup d’incertitudes : aucune date de reprise n’a encore été annoncée pour les compétitions.

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