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Entre fausses rumeurs et solidarité... Le rôle ambigu des réseaux sociaux après les attentats

De nombreux hommages, de la solidarité et des fausses rumeurs... Pendant et après les attentats du 13 novembre, les réseaux sociaux ont été le lieu de nombreux échanges entre les internautes.
#JeSuisParis, #PrayForParis, mais aussi #JeSuisEnTerrasse... C'est autour de ces hashtags que les internautes se sont rassemblés virtuellement avant de le faire pour de vrai, dans la rue. Une manière pour la toile de rendre hommage aux 130 personnes qui ont perdu la vie dans les attentats du 13 novembre, mais aussi une façon de réapprendre à vivre en regagnant les lieux festifs touchés par les attaques.
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Le rôle des réseaux sociaux après les attentats du 13 novembre
Avant cela, dès le 13 novembre, les réseaux sociaux ont été un outil au service des secours, des familles et des victimes. Sur Twitter, le hashtag #PorteOuverte a permis aux twittos de se porter volontaires pour recueillir des victimes des attaques en panique. Pendant ce temps, le réseau social Facebook activait sa fonction "Contrôle d'absence de danger".

Dans les jours qui suivent, Twitter a été un relais, un outil de diffusion des avis de recherche des victimes blessées ou décédées dans les attentats.


Des rumeurs malgré tout​

Dès samedi, les rumeurs les plus folles ont couru : une voiture lourdement armée qui aurait forcé un péage des Yvelines, une autre voiture suspecte aperçu à Boulogne-Billancourt ou encore des explosions à Bagnolet. Twitter s'en donne "à coeur-joie". Idem le dimanche 15 novembre, quand sur la place de la République, la foule réunie en hommage aux victimes se disperse brusquement après que des détonations eurent été entendues. La prudence est dans tous les cas de mise pour tout message diffusé sur les réseaux sociaux, comme le rappelle France 3 Nord-Pas-de-Calais

Pour la journaliste Alice Antheaume, il semble cependant que les internautes aient collectivement "muri" depuis les attentats de janvier dernier. S'il y a bien eu des insultes et des messages de haine relayés sur la toile, les appels à l'unité semblent cette fois l'avoir emporté.

VOIR l'interview d'Alice Antheaume
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La journaliste Alice Antheaume, invitée du 12/13 lundi

 

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