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De nouveaux éléments contre la SNCF, après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge

Le déraillement d’un Intercités, survenu le 12 juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge (en Essonne), coûtait la vie à sept voyageurs et provoquait une trentaine de blessés. / © MARTIN BUREAU / AFP
Le déraillement d’un Intercités, survenu le 12 juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge (en Essonne), coûtait la vie à sept voyageurs et provoquait une trentaine de blessés. / © MARTIN BUREAU / AFP

Le 12 juillet 2013, le déraillement d’un train à Brétigny-sur-Orge provoquait la mort de sept voyageurs, avec une trentaine de blessés. Six ans après, des documents soulignent de nouveau le manque d’entretien des voies au sein de la SNCF.

Par PDB

Comme pour de nombreuses catastrophes, la question revient une nouvelle fois à propos du drame de Brétigny-sur-Orge : le drame aurait-il pu être évité ? Nos confrères du Parisien se sont procurés une série de documents internes de la SNCF, accablants pour la société.

Bien loin de l’idée d’une faute individuelle, les éléments et les témoignages rassemblés pointent une nouvelle fois des larges problèmes en termes d’entretien des voies, au niveau de l’entreprise.
 

Un manque de 1 000 agents de maintenance

Parmi les documents, on peut citer entre autres un email d’avril 2013, trois mois avant le drame, entre le directeur de l’infrastructure de la région et son directeur financier. La correspondance révèle l’inquiétude des cadres quant à un déficit important d’agents de maintenance sur Paris rive gauche, dont dépend Brétigny.

D’après Le Parisien, il manquait peu avant le drame un total d'environ 1000 agents de maintenance, et ce malgré des alertes répétées en interne. Ces lacunes auraient ainsi contribué à l’accident.

Un seul cadre mis en examen

Les échanges rappellent des expertises précédemment menées dans le cadre de l’enquête, qui pointaient aussi le délabrement des voies et des problèmes d’entretien.

L’enquête lancée à la suite de la catastrophe, close en janvier dernier, a pourtant abouti jusqu'ici à la mise en examen d’un cadre subalterne de la maintenance, pour manquements. Soit un seule employé au sein de la SNCF, encore loin d’une responsabilité globale de la société.

 

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