Fleury-Mérogis : des affrontements entre surveillants et forces de l'ordre

Une barricade de palettes et de pneus en flammes, devant la prison de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, le 15 janvier 2018. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Une barricade de palettes et de pneus en flammes, devant la prison de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, le 15 janvier 2018. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Des affrontements ont eu lieu vendredi matin entre les surveillants pénitentiaires et les forces de l'ordre, devant la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne. Les gardiens de prison manifestent pour la cinquième journée contre leurs conditions de travail, et pour plus de sécurité.

Par France 3 Paris IDF/ET (avec AFP)

Une situation tendue à Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, alors que des affrontements ont opposé des surveillants pénitentiaires et les forces de l'ordre, vendredi matin, devant la plus grande prison d'Europe. Les gendarmes mobiles ont forcé le passage et tiré des gaz lacrymogènes afin d'évacuer les 150 manifestants qui bloquaient le passage, peu après sept heures du matin.
Les gendarmes se sont déployés alors que les manifestants avaient dressé une barricade, à l'aide de palettes et de pneus. Une barricade montée devant la porte de la prison, afin d'y empêcher l'accès.



Prisons surpeuplées

Jeudi, 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après leur promenade de la mi-journée. Ils avaient finalement réintégré leurs cellules dans le calme, encadrés par des équipes d'intervention.
Depuis lundi, les surveillants pénitentiaires manifestent contre leurs conditions de travail et pour plus de sécurité. Prisons surpeuplées, radicalisation de certains détenus... Le personnel pénitentiaire exige que des mesures urgentes soient prises. Le 11 janvier dernier, des surveillants ont été agressés par un détenu jihadistes à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais.
Emmanuel Macron a annoncé un plan pour les prisons. Les syndicats ont toutefois décidé de reconduire le mouvement.

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