Gilets jaunes : les premiers policiers jugés à Paris pour violences condamnés à du sursis

Manifestation des Gilets Jaunes le 1er mai à Paris / © Martin BUREAU / AFP
Manifestation des Gilets Jaunes le 1er mai à Paris / © Martin BUREAU / AFP

C'est la première fois que des policiers sont jugés pour violences contre des gilets jaunes. L’un avait jeté un pavé sur un manifestant lors de la manifestation du 1er mai, l’autre avait donné deux gifles à un protestataire.

Par France 3 PIDF / AFP

Le CRS de 44 ans était poursuivi par le tribunal correctionnel de Paris pour violences volontaires de la part d'une personne dépositaire de l'autorité publique. Le policier avait lancé un pavé en direction de manifestants lors de la mobilisation du 1er mai, dans le XIIIe arrondissement de la capitale.

Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis. Il a été condamné ce jeudi à deux mois de prison avec sursis. Il pourra continuer d'exercer sa profession.

Les faits

Une vidéo de Laurent Bortolussi, journaliste de l'agence indépendante Line Press avait fait le tour des réseaux sociaux. On y voit un policier, un brigadier membre de la CRS 27 basé à Toulouse, jeter un pavé vers des gilets jaunes le 1er mai dernier, sans voir s'il a fait des blessés.  

Les faits se sont déroulés en face de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris XIIIe), lors d'une journée d'action marquée par des heurts.

C'est la première fois qu'un policier était jugé pour des violences policières contre des gilets jaunes.

Un second policier condamné à quatre mois de prison avec sursis

Un autre policier était jugé jeudi, pour avoir donné deux gifles à un manifestant venu au défilé du 1er mai à Paris. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis, et devra verser 1 000 euros au manifestant pour les dommages et intérêts.

Le parquet avait requis cinq mois de prison avec sursis contre ce membre des forces de l'ordre, jugeant son geste « ni nécessaire, ni proportionné et parfaitement illégitime ». A noter que le tribunal correctionnel a accordé que la condamnation ne soit pas inscrite au casier judiciaire du fonctionnaire afin qu'il puisse continuer d'exercer.

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