Attaque à Levallois-Perret : ce qu'il faut retenir de la conférence du procureur de Paris

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Écrit par France 3 Paris IDF/ET

Près de deux semaines après l'attaque de militaires de l'opération Sentinelle, à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, le procureur de la République de Paris François Molins a tenu une conférence de presse. Ce qu'il faut retenir de la conférence du procureur de Paris

Près de deux semaines après l'attaque de militaires de l'opération Sentinelle, à Levallois-Perret, le procureur de la République de Paris François Molins a tenu une conférence de presse, mercredi.

Six militaires de l'opération Sentinelle avaient été blessés, dont trois sérieusement, le 9 août dernier, par une BMW qui avait délibérément foncé sur eux dans cette commune des Hauts-de-Seine.
Quelques heures plus tard, le suspect de l'attaque, un Algérien de 36 ans, avait été grièvement blessé par balles au volant de la voiture alors qu'il tentait d'échapper à son arrestation sur l'autoroute près de Calais, dans le nord de la France. Sa garde à vue avait été levée, son état de santé ne permettant pas aux enquêteurs de l'entendre.

# Le suspect toujours inaudible

Blessé de plusieurs balles, lors de son interpellation, Hamou B., soupçonné d'être à l'origine de l'attaque, n'a toujours pas pu être entendu par les enquêteurs, a confirmé le procureur de la République.

# Le suspect connu des services de police

Selon les déclarations de François Molins, le suspect interpellé le 9 août sur une autoroute dans le Pas-de-Calais était connu des services de police, notamment pour des faits de vente de cigarettes de contrefaçon, ou encore un séjour irrégulier. Des faits pour lesquels il n'a pas été condamné. Hamou B. a a été embauché par une société de transports de personnes, pour laquelle il travaillait au moment des faits. Il a par ailleurs effectué quelques petits boulots, dans le secteur de la manutention.

# Le suspect proche du mouvement radical tabligh

Autre point abordé, celui du profil du suspect. Il ressort des investigations que Hamou B. était proche du mouvement tabligh, un courant radical de l'islam, pour lequel il aurait notament participé à des opérations de propagande. Le suspect aurait eu, au regard de ses recherches sur internet, des vélléités de départ pour la Turquie, ou la Syrie.