Homme abattu à Colombes : "L'enquête n'a pas pour l'heure mis en évidence de radicalisation"

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Écrit par PDB / Y. Le Gall / M. Tafnil / AFP
Sur les lieux des faits, 24 heures plus tard, il ne restait que ces marques blanches au sol.
Sur les lieux des faits, 24 heures plus tard, il ne restait que ces marques blanches au sol. © France 3 PIDF

Vendredi, un homme armé d’un couteau s’est dirigé vers des policiers en criant "Allah Akbar", avant d’être abattu par les fonctionnaires. Des premiers éléments de l’enquête écartent la radicalisation, selon le parquet de Nanterre.

L’homme abattu vendredi à Colombes par des policiers, après les avoir menacé avec un couteau, n'était pas radicalisé d’après des premiers éléments de l'enquête. "L'enquête n'a pas pour l'heure mis en évidence de radicalisation de l'intéressé, qui aurait fait l'objet d'une hospitalisation psychiatrique", indique le procureur de Nanterre Pascal Prache, dans un communiqué publié samedi.

Les faits remontent à vendredi. Vers 18h20 à Colombes, lors d'un contrôle d'identité, deux policiers "ont fait usage de leur arme à plusieurs reprises, tirant sur un homme se dirigeant vers eux armé d'un couteau en criant Allah Akbar", explique le parquet, qui se base sur "les premiers éléments recueillis". L’individu est décédé de ses blessures vers 19h30, malgré l'intervention des secours.

Il y a un problème de formation continue

Mickaël Dequin, secrétaire départemental adjoint 92, Unité SGP Police FSMI-FO

Au cours des faits, les policiers ont tiré à cinq reprises. Ils n'étaient pas en possession de tasers pour neutraliser l’agresseur. "C’est un problème récurrent qu’on met en avant depuis des années, explique Mickaël Dequin, secrétaire départemental adjoint 92, Unité SGP Police FSMI-FO. Il y a un problème de formation continue. Très clairement, pour faire notre métier correctement, on doit pouvoir être équipé et habilité pour toutes les armes alternatives. Et ce n’est pas forcément le cas, c’est ce qu’on dénonce."

L’autopsie prévue ce dimanche

Le parquet a ouvert une enquête de flagrance "pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique". Dès vendredi soir, le parquet national anti terroriste (PNAT) avait été tenu informé de l'évolution des investigations.

Des auditions des policiers présents et de témoins ont été menées samedi par les enquêteurs de la police judiciaire des Hauts-de-Seine. A noter que l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) a également été saisie.

L'enquête a révélé que l’homme abattu, né en Seine-Saint-Denis, avait 41 ans, précise le parquet de Nanterre. Quant à son casier judiciaire, il ne fait mention d'aucune condamnation. Son autopsie est prévue dimanche.

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