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5000 emplois menacés chez Néo Sécurité

L'avocat du groupe NEO a déposé une déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal de Commerce de Paris.
© France 3 IDF - A.Joudi
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Néo Sécurité risque la faillite

C'est un géant de la sécurité, le n°2 du secteur en France qui risque donc de faire faillite. Néo Sécurité qui emploie 5 000 personnes et travaille notamment pour Eurodisney vient donc de se déclarer en cessation de paiment. Son Pdg en appelle à l'Etat. Nicolas Sarkozy devrait le recevoir jeudi .

Le numéro deux français de la sécurité, Néo Sécurité, est en cessation de paiement. L’année dernière, une procédure de sauvegarde avait déjà été mise en place. 5000 emplois sont directement menacés. Les dirigeants de la société en appellent à l'intervention de l'Etat.

Voir ci-contre le sujet de Séverine Larrouy et Abdel Joudi.

La société, créée en 2009, par Jean Michel Houry, connait des difficultés financières depuis plusieurs mois. Le coup final a été porté début avril, lorsqu’un potentiel repreneur, le fonds d'investissement IPE, a renoncé à sa participation au capital de l’entreprise, après l'examen approfondi des comptes.

Le porte parole du groupe a annoncé que « le compte à rebours est lancé, vu le nombre d’emplois en jeu, si la faillite ne peut être évitée, cela va être la plus grosse du quinquennat ».

Néo Sécurité souhaite l’intervention de l’Etat pour sauver les 5000 emplois menacés. Beaucoup plus de postes que dans les dossiers Sernam ou Lejaby sur lesquels les pouvoirs publics sont intervenus, en pleine campagne présidentielle.

L’entreprise travaille notamment pour l’ambassade des Etats-Unis à Paris et le parc Disneyland à Marne la Vallée.

"On ne demande pas le monde, on demande juste un prêt relais de 15 millions d'euros", souligne le porte parole du groupe. Le patron de l'entreprise de sécurité, Jean-Michel Houry, demande également à bénéficier de la suspension provisoire de sa dette fiscale et sociale (40 millions d'euros).

La réponse de l’Etat 

Le ministère de l'Industrie a dit que l'Etat était "très attentif" à la situation de Neo Sécurité et prêt, via la Caisse des dépôts (CDC), à "apporter son soutien à tout investisseur sérieux et crédible permettant de conforter" le groupe.

"Sur le plan de la trésorerie, la société Neo Sécurité a bénéficié d'un moratoire public conséquent, qui lui a permis de fonctionner dans des conditions normales ces derniers mois", a-t-il ajouté dans un communiqué.
Le ministère a également précisé que le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) continuait à aider la société dans sa recherche d'investisseurs.
 

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