Les commerces autour de Notre-Dame toujours à l’agonie deux ans après l’incendie

La situation des commerçants de l’Île de la Cité reste compliquée deux ans jour pour jour après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les clients se font rares et la crise sanitaire accentue leurs difficultés. 

Une miniature de la Cathédrale Notre-Dame de Paris dans une boutique de souvenirs
Une miniature de la Cathédrale Notre-Dame de Paris dans une boutique de souvenirs © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Pour les vendeurs de souvenirs dans le quartier de Notre-Dame, les clients se comptent sur les doigts d’une main durant la journée.  "Les journées sont longues, on dépasse rarement 10 clients par jour. Il y a des jours où je ne rentre même pas 50 euros dans la caisse ", déplore l'un d'entre eux. Sur les quarante commerçants de l’Île de la Cité, seul une dizaine sont ouverts actuellement. "Depuis que la cathédrale a brûlé on n'a plus fait de commandes. On travaille avec ce qu’on a", confie le vendeur de souvenirs. 

Au-delà de l’impact de l’incendie sur le tourisme autour de Notre-Dame, la crise sanitaire qui sévit depuis maintenant plus d’un an a forcé de nombreux commerces à fermer leurs portes. La dernière fermeture temporaire au mois de mars dernier a empêché les vendeurs de travailler durant deux week-ends habituellement phares pour les visiteurs de la Cathédrale : Pâques et les Rameaux.  

"On a perdu 65 % de notre chiffre d’affaires"

Les restaurateurs du quartier sont eux aussi frappés de plein fouet par la baisse de l’affluence autour de l’édifice religieux ainsi que par la crise sanitaire. "Notre chiffre d’affaires a radicalement chuté" constate amèrement Georges, gérant d’un restaurant à quelques pas de la cathédrale. 

"En cinq ans, nous sommes passés de 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires en 2016 à 450 000 euros en 2020", concède-t-il. Comme de nombreux restaurateurs, Georges réfléchit d’ores et déjà à une réorganisation complète de son établissement. Du personnel, à la carte, en passant par les prix, il s’attend à devoir faire des choix drastiques et à présenter une offre agressive pour que son établissement, qu’il cogère avec sa femme Odette puisse survivre. 

D’ici 2024, plusieurs projets sont envisagés autour de la cathédrale dans le but de relancer l’économie de l’Île de la Cité et d’aider les commerçants et les restaurateurs à reprendre leur activité dans les meilleures conditions possibles.            

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