Paris : la marche “des daronnes” du Mantois un an après l'interpellation filmée de 151 lycéens

Une vidéo amateur montre des dizaines de jeunes interpellés à Mantes-la-Jolie (Yvelines). / © © Capture d'écran Twitter
Une vidéo amateur montre des dizaines de jeunes interpellés à Mantes-la-Jolie (Yvelines). / © © Capture d'écran Twitter

En colère, les mères des 151 jeunes appellent à une marche ce dimanche après-midi dans le quartier Barbès à Paris un an après la violente interpellation policière filmée de 151 jeunes obligés de s'agenouiller, mains sur la tête à Mantes-la-Jolie.

Par Emmanuelle Hunzinger

Il y a un an, le 6 décembre 2018, 151 lycéens de Mantes-La-Jolie ont été filmés et photographiés par la police, à genoux, mains sur la tête lors d'une interpellation suite au blocage de leur lycée et plusieurs jours de manifestations lycéennes dans le quartier du Val Fourré. Une vidéo tournée par un policier avec le commentaire “voilà une classe qui se tient sage”, avait provoqué indignation et colère. Les images avaient alors fait le tour des réseaux sociaux.

Soutenu par près de 70 partis politiques, syndicats et associations, le collectif de défense des jeunes du Mantois appelle à marcher à Paris ce dimanche après-midi du quartier Barbès à la place de la République “contre l’arbitraire policier” et “pour la justice et la dignité”.

Dans un tweet, le rappeur kery James a annoncé se rendre à la "marche des mamans".

Dans un appel, les mères déclarent "être en guerre" et veulent le faire savoir. 

Aujourd’hui, nous sommes inquiètes de savoir que nos enfants ne sont plus protégés. Aujourd’hui, nous sommes en colère et nous sentons humiliées par le mépris de la justice .

Elles dénoncent les violences policières et le "traitement d'exception fait à leurs enfants" et exigent la réouverture de l'enquête IGPN. 
Plusieurs familles avaient alors porté plainte pour violences policières, mais l'enquête de l'IGPN n'avait pas abouti classée sans suite par le parquet de Nanterre. L'enquête administrative a conclu à l’absence de “comportements déviants de la part des policiers”. L’auteur de la vidéo a lui été sanctionné administrativement. L'enquête du Défenseur des droits, qui s'est lui-même saisi du dossier, est quant à elle toujours en cours. L’UNL, syndicat lycéen et le collectif ont décidé de redéposer plainte avec constitution de parties civiles, pour obtenir l’ouverture d’une instruction.

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