Coronavirus - Le directeur de l'AP-HP s'inquiète de voir "trop de monde dans les rues"

Martin Hirsch, directeur général des hôpitaux de Paris, s'est alarmé de voir encore "trop de monde dans les rues" ce samedi 4 avril. La préfecture affirme avoir multiplié les contrôles ce premier week-end de vacances scolaires.
Le directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch lors d'un point presse le 30 mars 2020 à Paris.
Le directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch lors d'un point presse le 30 mars 2020 à Paris. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
L'arrivée du soleil et le retour des températures printanières encouragent-t-ils les Parisiens à sortir ? C'est ce que déplore Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP (qui gère 39 hôpitaux en Île-de-France).

Dans un tweet, il a déploré l'"inquiétude partagée par tous ceux qui étaient allés dans les hôpitaux parisiens : ils avaient croisé trop de monde dans les rues, trop de promeneurs, trop de flâneurs" et exhorte les Parisiens d'un "pas de relâchement".  

Contrôles renforcés

Du côté de la préfecture de police de Paris, l'appel est le même : "Même s'il fait beau, n'oubliez pas que pour limiter la propagation du #COVID19, les mesures de confinement sont toujours en place. Pas de relâchement !!!"

Cette dernière a rappelé que "Les départs en vacances et en week-end ne font pas partie des cas de déplacement dérogatoire" et affirme avoir multiplié les contrôles routiers "tout au long du week-end" ainsi que dans les gares parisiennes.  

Situation sanitaire encore inquiétante

Aurélien Rousseau, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, affirmait, lui, que la situation restait encore particulièrement préoccupante, le 1er avril dernier.

"On voit depuis deux jours un ralentissement de la croissance du nombre de cas qui arrivent en réanimation, cela ne veut pas dire que ce nombre de cas baisse, mais qu'il augmente moins vite", expliquait-il sur franceinfo. Alors que la Seine-Saint-Denis fait face à une situation de mortalité exceptionnelle, que des patients sont quotidiennement transférés dans d'autres régions, il rappelle que les hôpitaux franciliens frôlent la saturation : "Parce que si ce pic est là, effectivement, ce lundi le 6 avril, ça voudra dire qu'on sera autour de 2 300-2 400 personnes en réanimation en Ile de France, c'est-à-dire bien au-delà de nos capacités normales".

Et d'ajouter : "Le confinement doit rester absolument la règle, sinon on mettra en danger le système de santé tout entier".
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société pompiers police sécurité