Engins jetés à Paris : les opérateurs pourraient interdire aux utilisateurs de se garer près des cours d'eau

Une opération de repêchage de vélos dans la Seine, jeudi 24 octobre. / © Patrick Devoise - France 3 Paris Ile-de-France
Une opération de repêchage de vélos dans la Seine, jeudi 24 octobre. / © Patrick Devoise - France 3 Paris Ile-de-France

Régulièrement, la mairie de Paris et des collectifs de citoyens nettoient les canaux parisiens et la Seine. L'arrivée de vélos et trottinettes en free-floating avec leur batterie fait craindre une pollution importante selon la mairie de Paris.

Par MT

Le nettoyage du canal Saint-Martin en janvier 2016, alors totalement vidé de son eau, avait marqué les esprits. Au fond, de nombreux objets comme des épaves de vélo, de Vélib', mais aussi des objets plus insolites comme des Caddie, ou même une moto.

Des collectifs ont été à l'initiative de ces opérations de dépollutions, ensuite accompagnées par la mairie de Paris. Elles les poursuivent régulièrement pour repêcher de gros objets susceptibles de polluer les cours d'eau, à l'aide d'aimants ou de grappins.

"Le fait de jeter des choses dans l'eau n'est pas un phénomène nouveau. En revanche, le phénomène du free-floating l'est et pour nous, cette pollution est une source d'inquiétude", explique Paul Simondon, adjoint (PS) à la marie de Paris, chargée de la propreté.
 

La question du traitement des déchets

Ce sont surtout les batteries de ces engins qui peuvent engendrer une pollution de grande ampleur. Et une fois ces déchets ramenés à la surface, se pose la question de leur traitement.

"Lorsque l'on reconnaît l'origine des épaves, on contacte les sociétés concernées qui récupèrent ces déchets car ce sont leur propriété", indique l'élu.
 

Attention aux dangers des actions individuelles

Des riverains pourraient être tentés de s'adonner à cette pêche atypique. Mais elle n'est pas sans danger. "Les matériaux repêchés peuvent présenter un risque comme les batteries au lithium car elles peuvent prendre feu à la sortie de l'eau. Il faut laisser les professionnels s'en charger", affirme Paul Simondon.

La mairie de Paris étudie ainsi des mesures pour freiner ces "actes d'incivilité graves". Outre la verbalisation, les opérateurs pourraient être obligés de définir les zones près des cours d'eau en rouge, c'est-à-dire empêcher les utilisateurs de se garer dans ces endroits.
 

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