Explosion rue de Trévise : la Ville de Paris se dit prête à signer l'accord d'indemnisation

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Écrit par Tom Rousset avec AFP
Le 12 janvier 2019, une explosion au gaz a fait 4 morts et 66 blessés Rue de Trévise à Paris.
Le 12 janvier 2019, une explosion au gaz a fait 4 morts et 66 blessés Rue de Trévise à Paris. © CARL LABROSSE / AFP

La municipalité de Paris se dit prête à indemniser dans un délai de 2 mois les victimes de l'explosion au gaz de la rue de Trévise survenue le 12 janvier 2019.

Près de trois ans après l'explosion au gaz rue de Trévise dans le 9e arrondissement de la capitale, la Ville de Paris se dit prête à signer l'accord-cadre qui vise à indemniser les victimes pour un montant de 20 millions d'euros.

Selon l'AFP, Anne Hidalgo a demandé à son avocat que l'accord soit signé au plus vite. La maire doit recevoir les victimes ce vendredi qui reprochent à la première édile de "jouer la montre". "Anne Hidalgo n'a de cesse de décaler les dates de la signature, cela devait d'abord avoir lieu avant 2022, puis le 5 janvier Au final, aucune signature n'a eu lieu" déplore une victime interrogée par France 3 Paris IDF.

Selon Dominique Paris, présidente de l'association Trévise Ensemble, la rencontre devrait déboucher sur la signature du texte de l'accord-cadre qui sera bouclé lundi prochain. Cependant, Dominique Paris prévient que "le texte n'est pas encore totalement rédigé donc nous restons prudents quant à la promesse d'une signature prochainement"        

La Ville leur promet une indemnisation sous deux mois maximum. La signature de l'accord-cadre reste une "question de jours", car "il faut que tout le monde signe" souligne la municipalité pour qui l'opposition de certains assureurs au titre du préjudice spécifique constitue un dernier frein.

Préjudice spécifique

Pour Linda Zaourar, présidente de l'association Vret (Victimes et rescapés de l'explosion de la Rue de Trévise), contactée par l'AFP, ce préjudice spécifique permettrait de valoriser des traumatismes tels que "la peur du gaz, la peur de la voirie, d'avoir été confrontés à la mort" ou encore "le fait d'avoir attendu trois ans" pour obtenir une indemnisation.

À la place du préjudice spécifique, la Ville propose une majoration des préjudices prévus dans la nomenclature Dinthillac afin d'y intégrer "le caractère exceptionnel" de l'explosion, a assuré Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la mairie de Paris en charge de l'urbanisme. Cette nomenclature permet d'évaluer les préjudices corporels liés aux catastrophes comme l'explosion de la Rue de Trévise.

Une explosion faisant 4 morts et 66 blessés

Le 12 janvier 2019, une explosion causée par une fuite de gaz dans un immeuble a fait 4 morts et 66 blessés. Laissant également plus de 400 riverains sinistrés. Cette explosion au gaz fait de nombreux dégâts dans le quartier aux alentours de l'immeuble du 6 rue de Trévise d'où partit l'étincelle qui provoqua le drame. 

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