Faire du vélo les jours de pollution... Une idée pas si mauvaise !

© PhotoPQR/LeRépublicainLorrain/MaxPPP
© PhotoPQR/LeRépublicainLorrain/MaxPPP

Faire du vélo les jours de pic de pollution se révèle meilleur pour la santé que ne rien faire ! A condition d'éviter de trop en faire, et surtout de circuler le long des grands axes très pollués... Explications et conseils avec le professeur Gilles Dixsaut, spécialistes des maladies respiratoires.

Par France 3 Paris IDF

Faire du vélo à Paris ou en banlieue en plein pic de pollution aux particules fines... Est-ce la bonne ou la mauvaise idée de la journée ? Depuis une semaine, la capitale subit de plein fouet un épisode de pollution. Un phénomène qui ne concerne pas seulement l'Île-de-France, mais également d'autres villes en France et en Europe.

La cause : des "conditions anticycloniques très stables, sur une partie de l'Europe", qui empêchent la pollution de se disperser, explique Airparif.

LIRE aussi : Toux, yeux qui piquent et gorge irritée : pas de doute, vous êtes malade de la pollution

Mais alors, est-ce judicieux de faire un effort physique dans ce nuage de pollution ? Explications et conseils avec le professeur Gilles Dixsaut, spécialistes des maladies respiratoires à l'hôpital Cochin, à Paris.

# Une activité physique modérée : c'est oui !

Faire un effort physique modéré, même en cas de pic de pollution, reste meilleur pour la santé... Que ne rien faire ! Selon Gilles Dixsaut, il faut toutefois "éviter l'hyperventilation", c'est-à-dire rester modeste dans ses efforts, et savoir lever le pied. Par ailleurs, faire du vélo le long des grands axes très pollués n'est pas recommandé. Il faut même se tenir à distance de ces axes, même si les pistes cyclables sont moins sensibles à l'exposition aux polluants. 

"Faire du vélo dans les parcs ne pose pas de problème. Le mieux est de se tenir informé sur les cartes de pollution", explique le spécialistes des maladies respiratoires.

# Le voyage en métro : pas si bon que ça

Gratuits en ces jours de pollution aux particules fines, les transports en commun restent très exposés à la pollution. A commencer par le métro, où les particules résiduelles de freinage sont légions, et néfastes pour la santé. 

En voiture, ce n'est guère mieux. "Un automobiliste reste plus exposé dans son habitacle qu'un cycliste", précise Gilles Dixsaut.

# Les masques : peu efficaces !

Cela peut rassurer. Et pourtant, ça ne sert à rien, ou presque. Les masques que l'on peut trouver dans le commerce ont un effet "proche de zéro" contre les particules fines PM10, c'est-à-dire d'une taille inférieure à 10 micromètres ! Seuls les masques équipés d'un filtre au charbon actif sont efficaces, ou les masques dotés de systèmes multicouches.

# Comment protéger les enfants ?

Les recommandations pour les enfants sont les mêmes que pour les adultes. Les enfants étant très exposés aux polluants en voiture. Mais pour Gilles Dixsaut, qui intervient également à la Fondation du Souffle, cet épisode de forte pollution doit être l'occasion d'une prise de conscience. Sitôt ce pic de pollution fini, les "mauvaises habitudes" risquent de reprendre.

"On nous dit depuis des années que l'on fabrique des véhicules plus propres... Alors qu'il y a de plus en plus de pollution. Cherchez l'erreur ! On a faux partout", conclut Gilles Dixsaut.

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Essonne – Élus locaux se mobilisent pour un réaménagement de la N20

Les + Lus