EXCLU. Proxénétisme dans les quartiers : le phénomène qui inquiète les policiers de la PJ parisienne

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Écrit par France 3 Paris IDF/ET
Jean-Paul Mégret, le responsable de la brigade de répression du proxénétisme de la PJ parisienne.
Jean-Paul Mégret, le responsable de la brigade de répression du proxénétisme de la PJ parisienne. © France 3 Paris IDF

La lutte contre le proxénétisme des cités représente 45 % de l'activité de la brigade de répression du proxénétisme de la police judiciaire de Paris. Un nouveau phénomène, apparu il y a trois ans, qui inquiète tous les acteurs judiciaires. Rencontre avec le patron de la BRP de la PJ parisienne.

C'est un nouveau phénomène qui inquiète tous les acteurs judiciaires depuis deux-trois ans : des anciens petits délinquants se sont reconvertis dans le proxénétisme. De très jeunes filles, parfois mineures, se prostituent d'abord volontairement puis rapidement tombent dans un engrenage dont elles ont du mal à sortir.

Des actes de tortures et de barbarie...

Les cités, nouvel eldorado des proxénètes ? Qui sont-ils, comment opèrent-ils et quelles sont leurs victimes ? Derrière certaines petites annonces qui pullulent sur le net, des jeunes filles, en tenue légère ou dans des positions suggestives, proposent des services à caractère sexuel. Elles se présentent pudiquement comme escort girl. Un terme bien loin de la réalité.

Coups de cutter et brûlures de cigarettes

Des jeunes femmes "battues", "séquestrées", "des actes de tortures et de barbarie", "des coups de cutter", "des brûlures de cigarettes", "des simulacres d'exécution"... Un constat implacable pour le responsable de la brigade de répression du proxénétisme de la police judiciaire de ParisJean-Paul Mégret, qui égrène cette litanie des exactions commises sur ces jeunes femmes.

De leurs côtés, les proxénètes agissent selon des méthodes calquées sur celles des dealers. Rabatteurs, surveillance, transport des filles repérées sur les réseaux sociaux. Ces proies ont toutes le même profil : en "rupture familiale assez jeune", ces filles ont fait "peu d'études" et des difficultés professionnelles, observe Jean-Paul Mégret.

Apparu il y a trois ans, les proxénètes des cités représentent aujourd'hui 45 % de l'activité de la brigade de répression du proxénétisme de la police judiciaire de Paris.

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