Sécheresse : déficit record de précipitations au mois de juillet en Île-de-France

Selon un récent bilan hydrologique, le mois de juillet a été marqué par "une sécheresse exceptionnelle" avec un déficit record de précipitation de 79%. Quelques communes soumises à des mesures de limitation des usages de l’eau.

Le mois de juillet a été doux mais très sec en Île-de-France. Photographie prise le 27 juillet sur l'Île aux Cygnes.
Le mois de juillet a été doux mais très sec en Île-de-France. Photographie prise le 27 juillet sur l'Île aux Cygnes. © IP3 PRESS/MAXPPP
Si le mois de juillet n'a pas été particulièrement chaud, il a revanche été très sec. "Une sécheresse exceptionnelle" a été observée ce mois-ci, avec un déficit record de précipitation de 79%, explique un bulletin de la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Energie (Driee) Île-de-France.

C'est la Seine-et-Marne qui a été le département le plus touché "enregistrant -29,3 mm de précipitations par rapport à la normale mensuelle".

Une situation qui met à rude épreuve les sols qui "deviennent également très secs" et les nappes phréatiques sans pour autant atteindre des niveaux critiques.
 

Vigilance sur la Seine et la Marne

Les rivières, notamment les petits cours d'eau, sont directement impactés par cette sécheresse. Deux seuils de vigilance ont par ailleurs été franchis pour la Seine et la Marne. Mais pas de quoi inquiéter la distribution d'eau potable en Île-de-France. "L'eau est prélevée dans ces deux courants et traitée dans l'une de nos trois usines - à Choisy le Roi, Neuilly sur Marne, Mery sur Oise", indique Frédéric Michot, directeur-adjoint à la coordination-exploitation chez Veolia Eau Île-de-France.

L'entreprise achemine l'eau dans plus de 150 communes franciliennes pour 4,6 millions d'habitants. Selon ce dirigeant, la canicule ne crée pas de réelles tensions sur le réseau. "Nous avons des coupures d'eau, mais rien de plus que par rapport à une période normale du mois d'août, poursuit Frédéric Michot. Deux phénomènes sollicitent le réseau : le street pooling (qui vise à ouvrir des bornes à incendie, ndlr) et la sécheresse du sol qui provoque des mouvements de terrain. Mais c'est sporadique". Selon les chiffres de l'entreprise, il y a ainsi eu une vingtaine de coupure d'eau localisée depuis vendredi dernier.

Veolia a néanmoins pris des initiatives pour améliorer la distribution en cas de coupure avec une distribution accrue de pacs d'eau et la mise en place d'un robinet proche de la zone concernée voire l'acheminement d'une citerne.

Selon le Syndicat des Eaux d'Île-de-France (SEDIF), qui délègue la distribution d'eau à Veolia, sept communes sont "soumises à des mesures de limitation des usages de l’eau" en Île-de-France : Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Champigny, Chennevières, Jouy-en-Josas, Les Loges-en-Josas et Vélizy-Villacoublay.
 

Vague de chaleur "parmi les 5 plus sévères connues par la France"

L'ensemble des huit départements de l'Île de France sont en alerte rouge pour une canicule selon le classement émis par Météo France qui parle d'un "épisode caniculaire remarquable en terme d'intensité et de durée", l'une des vagues de chaleur "parmi les 5 plus sévères connues par la France ces dernières décennies".

L'institut rappelle les symptômes qui peuvent être graves : "une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance".

Des chaleurs particulièrement dangereuses pour les personnes âgées, celles atteintes de maladies chroniques et celles isolées. Les températures devraient progressivement redescendre à partir du jeudi 13 août.
 
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