Le trafic passagers en baisse de plus de 90% dans les aéroports parisiens, pas de retour à la normale avant 2024

Le groupe ADP prévoit un retour du trafic "entre 2024 et 2027" selon son PDG. Un trafic très affecté par la fermeture des frontières et de l'évolution du coronavirus.

Le terminal 3 de l'aéroport Paris-Orly le 24 juin 2020.
Le terminal 3 de l'aéroport Paris-Orly le 24 juin 2020. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Les riverains des aéroports parisiens peuvent continuer à souffler, les avions risquent bien d'être moins nombreux à passer au-dessus de leur tête pendant encore un moment. "C'est la première fois depuis 50 ans que le trafic aérien connaît un à-coup aussi brutal et il est avéré que le rétablissement sera très progressif : un retour au niveau de trafic de 2019 à Paris est anticipé entre 2024 et 2027", a affirmé Augustin de Romanet, PDG d'Aéroports de Paris dans un communiqué.

Le secteur aérien a en effet été particulièrement touché par l'épidémie du coronavirus et de la fermeture des frontières et tous les chiffres sont au rouge. 19,8 millions de passagers manquent sur le 1er semestre 2020 comparé au premier semestre de 2019.

En comparant les mois de juin 2019 et 2020, les chiffres sont encore plus parlants avec une chute de 90,9% du trafic passager sur l'aéroport Paris-CDG et 98,3% pour l'aéroport Paris-Orly.

L'entreprise mise sur un retour du trafic domestique à son niveau de 2019 probablement "dès 2021" et de celui de la zone Schengen "en 2021 ou en 2022 au plus tard", a expliqué à le directeur financier du groupe Philippe Pascal à l'AFP.
© Groupe ADP
 

Poursuite de certains travaux

Face à cette situation, le groupe de gestion d'aéroport a annoncé une forte baisse de ces investissements prévus pour 2020 : 400 millions d'euros.

Mais Aéroports de Paris assure poursuivre ses grands projets comme la jonction des satellites du terminal 1 à CDG ou une zone de départ internationale à Paris-Orly. Des travaux poursuivis "compte tenu des surcoûts qu'aurait engendré une suspension des travaux".

Par ailleurs, ADP reconduit l'exonération de la redevance de stationnement "à partir du 1er juillet sur la base de conditions différentes". Les compagnies qui avaient laissé leurs avions sur le tarmac avaient bénéficié de cette mesure à partir du 16 mars, jour de la mise en place du confinement.
 
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