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La mairie de Paris veut ouvrir un deuxième centre pour sans-abri dans le 16e

La mairie de Paris veut ouvrir un deuxième centre pour sans-abri dans le 16e arrondissement, près d'un an après l'ouverture d'un premier centre qui avait fait polémique dans ce quartier de la capitale.
"Nous avons aujourd'hui un Conseil de Paris et allons proposer la création d'un deuxième centre dans le 16e arrondissement", a déclaré lundi Ian Brossat, adjoint PCF au logement de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Ce mardi, les élus communistes doivent présenter un vœu pour la création d’un second centre SDF. Le premier centre du quartier se situe dans l'Allée des Fortifications, en lisière du bois de Boulogne. Pour l'emplacement du second, "cela reste à définir" mais "la caserne Exelmans, qui (...) doit être libérée à la fin de l'année 2018", serait une "possibilité tout à fait intéressante", a précisé Ian Brossat, interviewé sur franceinfo.



Ce centre viserait spécifiquement à accueillir les femmes, qui représentent "un cinquième des sans-abri". "Nous souhaitons ouvrir des places qui permettent de les accueillir dignement." "Il faut continuer à avancer, à faire de l'hébergement et en faire particulièrement dans des quartiers qui jusqu'à présent ont peu contribué à la solidarité", a affirmé l'adjoint, balayant la possibilité de nouvelles polémiques dans le 16e arrondissement.

Ouvert le 5 novembre 2016, le premier centre baptisé "La promesse de l'aube", composé de plusieurs modules en bois, long de 196 mètres pour 8 mètres de large, avait suscité la colère d'une partie des riverains ainsi que du maire d'arrondissement de l'époque, Claude Goasguen. Ce centre accueille aujourd'hui 203 personnes, principalement des familles avec enfants mais également des personnes isolées. Selon M. Brossat, "l'expérience prouve que finalement les choses se passent bien, (...) la mixité sociale se passe bien".

Répondant au Parisien sur l'éventuel installation d'un second centre accueillant des SDF, Claude Goasguen député LR du XVIe et ancien maire d’arrondissement qui a dû gérer la première implantation, se veut plus conciliant. "Je note, qu’une fois de plus, la mairie agit sans prévenir. Mais autant le premier centre a été créé de façon illégale dans le bois de Boulogne, autant la caserne Exelmans ne pose aucun problème. Et puisqu’il est destiné aux femmes et aux familles, je dis OK. On ne peut pas laisser des femmes à la rue".


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