Manifestation du 1er-Mai à Paris : l'usage de drones par la police validé par la justice

Le tribunal administratif de Paris a rejeté ce lundi un recours contre l'utilisation de drones par la police pour surveiller la manifestation du 1er-Mai dans la capitale. Plusieurs associations et syndicats contestent le dispositif policier.

La justice a validé sans restriction ce lundi l’utilisation de drones par la police pour suivre le défilé du 1er-Mai dans les rues de la capitale, selon une ordonnance du tribunal administratif de Paris publiée ce midi.

Des organisations de défense des libertés fondamentales ainsi que des syndicats d'avocats et de magistrats avaient saisi la justice dans le but de suspendre cet arrêté du 28 avril. Ce dernier, pris par le préfet de police de Paris pour permettre le survol de drones, fait suite à la publication le 20 avril d'un décret sur le sujet par le gouvernement.

Le tribunal avait été saisi en référé (urgence) par l'Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) et le Syndicat des avocats de France (SAF), auxquels s’étaient adjoints la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Syndicat de la magistrature (SM). Leurs avocats demandaient la suspension de l’arrêté, un "dispositif dangereux au regard des libertés fondamentales", telles que la "vie privée", celle "d'aller et venir, de manifester, la liberté d'expression". 

"Des risques sérieux de violences et de troubles à l'ordre public"

Mais selon l'ordonnance du tribunal administratif de Paris, la justice considère qu'il n'y a pas d'atteinte grave à une liberté fondamentale et ne reconnaît pas le caractère d'urgence du référé-liberté. "Il résulte de l'instruction qu'il existe des risques sérieux de violences et de troubles à l'ordre public", estime le tribunal dans son ordonnance.

"Le recours à des caméras aéroportées permet de disposer d'une vision élargie facilitant le maintien de l'ordre", indique aussi le tribunal. Dans le cadre du dispositif mis en place par la préfecture de police de Paris, trois caméras sont autorisées entre République et Nation, de 9h à 22h. 

La cortège intersyndical du 1er-Mai doit rejoindre ce lundi après-midi la place de la Nation, en partant de la place de la République.

Avec AFP.