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NKM : "Mme Hidalgo propose de faire demain ce qu'elle n'a pas fait depuis 12 ans"

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, a  commenté dimanche 8 décembre 2013 le programme d'Anne Hidalgo, présenté quelques instants plus tôt à la presse : "Mme Hidalgo propose de faire demain ce qu'elle n'a pas fait depuis 12 ans ou même ce qu'elle a contribué à défaire".
Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, a vu dimanche une "autocritique un peu dérisoire" dans le programme de son adversaire socialiste Anne Hidalgo présenté le même jour.

"C'est la cinquième fois depuis le début de la campagne qu'elle présente un projet", a ironisé au Forum Radio J l'ex-ministre, pour qui la municipalité sortante a fait que "les Parisiens s'adaptent à la ville", alors qu'elle-même veut "adapter la ville aux Parisiens", par exemple dans les horaires des administrations.
Le projet de gauche, c'est "une autocritique assez dérisoire" du passé, selon la députée de l'Essonne. "Mme Hidalgo propose de faire demain ce qu'elle n'a pas fait depuis 12 ans ou même ce qu'elle a contribué à défaire".

Elle a cité le "bouclier social" que veut Mme Hidalgo après avoir "supprimé à la machette" la "gratuité des cartes améthyste ou émeraude" pour 3ème âge ou "la carte Paris famille". "C'est Docteur Jekyll et Mister Hyde", "pompier d'un jour et pyromane de toujours". La responsable UMP a aussi estimé qu'en terme de sécurité, Paris est "dans une situation critique". Elle voudrait que le maire de Paris retrouve tous les pouvoirs de police dont il est privé depuis la Révolution (arrêté du 12 Messidor an VIII). "C'est une injustice profonde faite aux Parisiens, il faut changer la loi", mais "sans attendre, on peut faire une police de quartier" en "partant des effectifs existants". Exemple :en cas de soupçon de "racket" dans un collège, "je veux du personnel en uniforme" devant.
Elle s'est dite "profondément opposée" aux 30% de logements sociaux auxquels s'est engagée la candidate PS à l'horizon 2030. "Ca veut dire multiplier les préemptions, racheter les logements de la classe moyenne" et donc la "chasser définitivement de Paris".

NKM a dénoncé "une grande incurie" dans la gestion de gauche. La municipalité veut la "masquer" et pour cela est prête "à tous les mensonges", comme les "dénis" sur des hausses d'impôts prévues selon elle, ou un absentéisme à 200 millions d'euros par an, pointé "dans un rapport de la chambre régionale des comptes".

Interrogée sur des listes rivales, elle a parlé de "dissidences d'ego, de places", "pas de fond".
Pour Frédéric Péchenard, certains quartiers de Paris ressemblent au Bronx
Frédéric Péchenard, ex-chef de la police nationale et candidat pour les municipales à Paris avec NKM, juge que certains quartiers de la capitale ressemblent "au Bronx" contrairement à ce que dit Bertrand Delanoë. "Le maire de Paris dit que Paris n'est pas le Bronx", déclare au JDD le proche de Nicolas Sarkozy et candidat dans le XVIIème arrondissement sur les listes UMP bien que dit-il, il n'ait pas sa carte. "A certains endroits, ça commence pourtant à y ressembler sérieusement", assure celui qui fut Directeur général de la Police nationale de 2007 à 2012. "Les chiffres de la délinquance parisienne sur les dix premiers mois de 2013 sont très mauvais, bien plus que dans le reste de la France", dit-il en énumérant des données (+7,5% de violences physiques crapuleuses etc.) mises en avant en novembre par Nathalie Kosciuscko-Morizet, candidate à la mairie.  Alors une police municipale ? "Je ne suis pas sûr que les parisiens seraient ravis de voir augmenter leurs impôts locaux pour l'embauche de fonctionnaires alors que la municipalité actuelle en a recruté 10.000 en dix ans". M. Péchenard propose de fidéliser, via l'attribution de logements sociaux et de places en crèche, les policiers parisiens alors que ceux qui sortent des écoles "n'ont qu'une envie, c'est d'en partir".

Ce préfet, qui était jusqu'à mercredi délégué interministériel à la sécurité routière (il en a été démis à sa demande par le Conseil des ministres) veut aussi mieux assurer la sécurité des piétons, notamment par l'éclairage public. Pour les deux roues motorisés, - "+34%" - une forte hausse qu'il attribue à la diminution de l'automobile, il faut dit-il, trouver des solutions de stationnement.
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