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A l'Opéra Garnier, polémique autour des deux pneus dorés géants de l’artiste contemporain Claude Lévêque

Les deux pneus dorés, intégrés à l'ensemble d'installations "Saturnales" au Palais Garnier, ont été réalisés par le plasticien Claude Lévêque pour les 350 ans de l'Opéra de paris. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP
Les deux pneus dorés, intégrés à l'ensemble d'installations "Saturnales" au Palais Garnier, ont été réalisés par le plasticien Claude Lévêque pour les 350 ans de l'Opéra de paris. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP

L’installation du plasticien Claude Lévêque, exposée à l’occasion des 350 ans de l'Opéra de Paris, a suscité de nombreuses critiques et moqueries sur les réseaux sociaux.

Par PDB avec AFP

Des goûts et des couleurs, on ne discute pas... Enfin presque. La polémique née autour des deux énormes sculptures de pneus, couvertes à la feuille d'or et fixées sur les rampes du grand escalier central de l’Opéra Garnier, en est l’illustration parfaite.

Réalisée dans le cadre des 350 ans de l'Opéra de Paris, et intégrée à un ensemble d'installations baptisées Saturnales, l’œuvre est signée par Claude Lévêque. Les pneus du plasticien, qui a eu carte blanche à l’intérieur du monument, ont en effet suscité  une série de critiques et de moqueries sur les réseaux sociaux.

Le Palais Garnier « sponsorisé par Michelin »

Sur Twitter, un utilisateur dont le message a été largement partagé ironise par exemple : « Ces deux immondices dorées sont donc prévues pour rester toute l'année 2019 à Garnier ? Joyeux anniversaire l'Opéra de Paris... »
Si d’autres internautes se demandent sur le même ton si l’événement ne serait pas « sponsorisé par Michelin », d’autres réactions viennent par ailleurs du monde de la culture.

Une œuvre opposée à « l'harmonie » de l’Opéra

Didier Rykner, historien de l'art et créateur du site La Tribune de l'Art, a par exemple signé un texte très critique à propos de l’œuvre : « A chaque fois le scénario est le même : une 'commande' est passée à un artiste pour installer une œuvre, non pas dans un endroit qui en aurait besoin - et Dieu sait s'il ne manque pas de lieux qui pourraient être embellis même par la plus médiocre des installations -, mais bien là où rien n'était nécessaire parce que l'harmonie y règne. »

Claude Lévêque, lui, se défend d’avoir voulu chercher l’indignation à travers l’installation : « Ces pneus ne sont nullement là pour provoquer ». L'artiste français assure même aussi avoir eu « beaucoup de plaisir » à imaginer l’œuvre. Polémique ou pas, les deux pneus dorés devraient rester une année entière à l’intérieur du Palais Garnier.

 

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